En vitrine
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Rentrée littéraire - Soi-même comme un autre

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Anniversaire de la Commune de Paris

1871. Paris, prise en tenaille entre les canons prusses et l’opprobre d’une défaite militaire imminente, Paris affamée par un siège qui, jour après jour, l’isole du reste de la France, Paris humiliée par le « plan » du général Trochu, par la politique aplaventriste de « Monsieur Thiers » et par les décisions inconséquentes de son gouvernement sis à Versailles. Paris donc, en ce jour fatidique du 18 mars, décide de prendre acte. Le peuple, avec le concours des membres de la Garde nationale, refuse le désarmement et prend les canons de la Butte Montmartre. Dans une clameur primesautière, la révolte est lancée dans ses rues et avec elle, des barricades sont montées.
Cette même clameur, bien qu’ayant mené l’insurrection au massacre de la fameuse Semaine sanglante, a survécu, nous le savons, dans la mémoire collective. Il nous est toujours possible de l’entendre sourdre du pavé et nous rappeler, lorsque le besoin d’insoumission monte en nous, que jadis, il n’y a pas si longtemps pourtant, Paris s’est maintenue et, dans un moment qui a tancé toute une époque, a dit : « Non ».
Alors que nous assistons à l'imposition inique de la loi d'urgence agricole en France, que le Canada s'apprête à lancer des projets d'oléoducs contraires à toute logique environnementale et que tout ceci se fait au nom de diktats économiques liberticides, cependant que la planète brûle dangereusement et vélocement, il est apparu légitime à toute l'équipe de monter aux barricades, symboliquement, en mettant de l'avant l'héritage de la Commune de Paris qui célèbre ses 155 ans cette année. Nous pensons que l'esprit insurrectionnel d'alors est à quelque part, exactement ce qui manque à nos sociétés indolentes.
Le passé intervenant ici pour rappeler à notre mémoire la stricte nécessité de se galvaniser et de faire front commun.
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Je lis québécois !




