En vitrine
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Le train, véhicule des écrivains

Alcôve paisible ou wagon de feu, véhicule de l’ailleurs ou sanction du retour, le train trace dans la paume du littéraire une ligne de vie que l’on ne s’ennuie pas de consulter. Les livres laissés au bord des rails jalonnent ainsi notre expérience de la modernité, c’est donc dire notre expérience d’un pays sans pays, dont les contours, toujours travaillés par l’ailleurs, de l’ici et du maintenant, du soi et de l’autre, du passé et du futur, imposent la consultation des oracles. Haut lieu de l’écriture, de la lecture, le train est le véhicule de leurs écrivains.

