Accueil  / Catalogue  / Sciences humaines  / Sociologie  / Récit d'une émigration : mémoires

Récit d'une émigration : mémoires

Disponible en librairie
Nous vous expédierons votre commande dès son traitement (week-ends et jours fériés exclus). Pour une livraison au Québec, le délai habituel est de 1 à 3 jours.

Éditeur : BOREAL Collection : ESSAIS ET DOCUMENTS Date de parution : 01 novembre 1997 Rayon : SOCIOLOGIE QUEBECOISE Format : Grand Format EAN13 / ISBN :

9782890528710

Couverture du livre Récit d'une émigration : mémoires - DUMONT FERNAND - 9782890528710
feuilleter
agrandir
Disponible en librairie
Nous vous expédierons votre commande dès son traitement (week-ends et jours fériés exclus). Pour une livraison au Québec, le délai habituel est de 1 à 3 jours.

Ajouter au panier
(watermark)
(watermark)
Panier
Ce qu’en dit l’éditeur
Peu avant sa mort, le 1er mai 1997, Fernand Dumont a eu le temps de terminer ce dernier livre, qui possède la double qualité de tous les grands livres de mémoires, celle de raconter tout à la fois une histoire individuelle — le destin d’un homme exceptionnel — et une histoire collective — notre destin à tous. L’enfance dans la petite ville ouvrière de Montmorency, les études au parcours sinueux, le mariage, l’année en France au lendemain de la guerre, le retour au pays, la carrière de professeur à l’Université Laval : telles sont les principales étapes de son existence qu’évoque ici Fernand Dumont. Mais le véritable sujet du livre, c’est peut-être surtout la formation et l’évolution d’un esprit, l’un des plus grands et des plus lucides de notre temps. Sociologue, philosophe, historien, croyant, citoyen, écrivain, Fernand Dumont a été tout cela, et l’on voit dans le récit qu’il fait de son aventure intellectuelle combien ces rôles s’harmonisent et se répondent. Si exaltante qu’elle soit, cette aventure, cependant, oblige l’être à quitter son milieu natal et la culture qui l’a façonné. Elle l’oblige à laisser là les siens et à devenir une sorte d’« émigré ». Migration, c’est-à-dire tout à la fois rupture et solidarité, exil et mémoire. Cette relation paradoxale et passionnée avec le monde ancien et la culture première est l’un des thèmes essentiels de ce récit. C’est également l’un des thèmes, voire l’un des drames fondamentaux, de toute notre existence et de notre conscience de modernes, divisés que nous sommes entre la fidélité et la nouveauté, « émigrés » nous aussi et contraints de nous refaire sans cesse une patrie.
Biographie
Né à Montmorency en 1927 et mort en 1997, Fernand Dumont a suivi des études classiques au Petit Séminaire de Québec. Après une maîtrise en sciences sociales de l’Université Laval, il fait une thèse sur L’Institution juridique, rédigée tandis qu’il publiait son premier recueil de poèmes, L’Ange du matin (1952). Élève titulaire à l’École des hautes études de Paris en 1953 et 1954, il termine en même temps des études de psychologie à la Sorbonne. En 1960, il présente une thèse de doctorat en sociologie à la même université. En 1987, il soutiendra une nouvelle thèse de doctorat, en théologie cette fois. Devenu professeur à l’Université Laval depuis 1955, il y est directeur du département de sociologie et d’anthropologie en 1963. En 1965 il devient directeur d’études associé à l’École des hautes études de Paris et en 1967 directeur de l’Institut supérieur des sciences humaines. Invité à enseigner dans plusieurs universités (Montréal, Ottawa, Sherbrooke et Trois-Rivières), il donne des cours qui portent plus spécifiquement sur la théorie sociologique et l’histoire de la sociologie, ainsi que la sociologie de la connaissance, l’épistémologie et la théologie de la culture. Fondateur avec Jean-Charles Falardeau et Yves Martin en 1960 de la revue Recherches sociographiques, il préside de 1968 à 1970 la Commission sur les laïcs et l’Église instituée par les évêques du Québec. Il est élu en 1975 président de l’Association internationale des sociologues de langue française. En 1977, avec le ministre Camille Laurin et le sociologue Guy Rocher il collabore à l’élaboration de la Charte de la langue française (loi 101). De 1979 à 1989, tout en continuant son enseignement universitaire, il est président et directeur scientifique de l’Institut québécois de recherche sur la culture. Pour l’ensemble de son œuvre, Fernand Dumont a reçu de très nombreux prix dont le prix Athanase-David (1975), le prix Léon-Gérin (1990) (Grand Prix du Québec en sciences humaines), le prix Molson du Conseil des Arts du Canada (1992), le prix Esdras-Minville de la Société Saint-Jean-Baptiste (1980), le prix Rousseau, la médaille Parizeau de l’ACFAS (1969), la médaille de l’Université du Québec à Trois-Rivières et le Prix du Fonds FCAR (1997). De plus, il a été boursier de la Société royale du Canada et de la Fondation-Killam. Quatre universités lui ont remis le titre de Docteur honoris causa (la Sorbonne, l’Université de Montréal, l’Université du Québec, l’Université de Sherbrooke) et il a été fait officier de l’Ordre national du Québec en 1992.
Du même auteur