En vitrine
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Le trash

Trash: rebus, déchet, terme incertain, voire litigieux, s’il en est, pour parler de littérature et d’art en général. Revendiqué frontalement par des auteur.ices amateur.ices de provocation, jamais mentionné par certain.es qui pourtant y œuvrent à fond, on ne sait toujours pas ce que c’est. Peut-être parce que le trash est une limite mouvante. Un mur ébréché par lequel sourdent les hantises, l’exclu, le refoulé individuel et collectif. Le trash communique avec le dehors, tant des formes littéraires instituées que des objets et thématiques jugés dignes d’intérêt esthétique par le sens commun. Écrire trash pour révéler que le dehors, nous vivons en plein dedans : entourés, formés et habités par nos déchets. Écrire en révélant l’abject, tantôt pour le dénoncer, tantôt pour creuser la peur qu’il suscite, toujours pour remettre en question les intérêts motivant ceux qui détournent les yeux.

