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Nouvelles pratiques sociales. Vol. 31 No. 2, automne 2020

Racisme et discrimination systémiques dans le Québec contemporain

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Publisher: Université du Québec à Montréal - Nouvelles pratiques sociales Publication date: May 19, 2021 EAN13/ISBN:

9782981757050

Couverture du livre Nouvelles pratiques sociales. Vol. 31 No. 2, automne 2020 - LEBRUN ANNIE - 9782981757050
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Publisher’s opinion
Dans ce numéro, la revue Nouvelles pratiques sociales aborde un thème faisant écho à des débats actuellement vifs, dans l’espace public. Les inégalités sociales, les préjugés et les violences qui touchent les populations racisées ne sont pas des phénomènes nouveaux, mais des revendications de respect et d’égalité – de justice sociale, en somme (Fraser, 2011) – se font davantage entendre depuis quelques années, au sein de la société québécoise comme au niveau international. Comme tout mouvement visant à transformer des structures et dynamiques sociétales qui façonnent et reproduisent les inégalités sociales, ces mouvements sociaux font régulièrement face à des discours qui nient des phénomènes discriminatoires pourtant fort bien documentés sur le plan scientifique (voir, par exemple, Chan et Chunn, 2014 ; Maynard, 2017 ; Tanovich, 2006). Ainsi, il est malheureusement fréquent que des débats terminologiques, autour de notions telles que celles de racisme systémique ou de culture du viol, à titre d’exemple, conduisent parfois à éclipser des problèmes sociaux dont l’existence est incontestable, quel que soit l’angle d’analyse adopté. En effet, les résultats de recherche convergent pour mettre en évidence les inégalités de revenus, de santé, d’accès à l’emploi et au logement, ou encore la surreprésentation des populations racisées dans des dispositifs de type pénal ou disciplinaire tels que le système de justice ou la protection de l’enfance au Québec (Agence de la santé du Canada, 2020 ; Armony et al., 2019 ; Bernard, 2014 ; Conference Board of Canada, 2021 ; Eid et al., 2011 ; Roche et Tudland, 2019). Or, si les choix conceptuels utilisés pour décrire et analyser les phénomènes sociaux peuvent toujours être discutés et perfectibles, il est important de ne pas perdre de vue les réalités qu’ils veulent inventorier, caractériser et comprendre.
Biography
Psychologue et criminologue de formation, Marie-Josée Mercier travaille depuis plus de dix ans comme psychologue auprès des familles. Elle possède une expertise en difficultés relationnelles et affectives dans la relation parent-enfant, en protection de la jeunesse et garde d'enfant. Ayant été ­chargée de cours à l'université, elle a animé des séminaires et donné des conférences dans des colloques sur les enjeux de l'expertise et les méthodes d'évaluation. Son expérience l'a convaincue que quelques séances de thérapie peuvent inciter les jeunes à entamer une réflexion sur soi.
Katharine Larose-Hébert est titulaire d’une maîtrise et d’un doctorat en travail social de l’Université d’Ottawa. Depuis 2016, elle est professeure adjointe à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval. Ses recherches portent sur l’offre de services et les pratiques d’intervention en santé mentale et auprès des populations marginalisées ainsi que sur les acteurs, les processus et les pratiques de judiciarisation et de déjudiciarisation de ces populations.
Marianne Chbat est sociologue, chercheuse et militante. Elle est titulaire d’un doctorat en sciences humaines appliquées de l’Université de Montréal. Elle est la coordonnatrice principale de la recherche à la Clinique Mauve, un laboratoire social et de recherche sur la santé des personnes LGBTQ+ migrantes et racisées à Montréal.
Stéphanie Arsenault, professeure titulaire, École de travail social et de criminologie, Université Laval
Professeure en travail social à l'Université Laval.
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