Ce qu’en dit l’éditeur
À l'instar du Rilke des Lettres à un jeune poète, Mario Vargas Llosa répond ici aux questions que lui adresse un futur écrivain, curieux de connaître les ressorts cachés de l'art du roman. Ce jeune interlocuteur réel ou virtuel - on ne le saura jamais - est le destinataire de douze lettres qui associent, à des degrés divers, l'érudition, la confidence, l'exposé théorique et les conseils pratiques. Vargas Llosa y évoque la naissance de sa vocation, et développe à cette occasion la «parabole du ver solitaire», se souvient de ses débuts difficiles et analyse avec intelligence et passion l'influence des grands maîtres qui ont marqué son apprentissage : Cervantès et Flaubert au premier chef, mais aussi Kafka, Joyce, Faulkner, Onetti et Cortázar, entre autres. L'exercice critique se double, dans ces pages, d'un commentaire sur certains aspects techniques de l'écriture romanesque : «les vases communicants», «les mutations et le saut qualitatif», «la boîte chinoise» ou le fameux «catoblépas» cher à Borges y sont autant de métaphores visant à éclaircir le mystère qui donne au roman son pouvoir de persuasion et le place, aujourd'hui, parmi les inventions les plus surprenantes de la culture moderne.
Biographie
Né en 1936 au Pérou, Mario Vargas Llosa passe une partie de son enfance en Bolivie.
Parallèlement à ses études universitaires, il collabore à plusieurs revues littéraires et adhère au Parti communiste. Il se lance dans le journalisme comme critique de cinéma et chroniqueur. Devenu libéral après la révolution cubaine, il fonde au Pérou un mouvement de droite démocratique et échoue aux élections présidentielles de 1990. Romancier, essayiste, critique, Mario Vargas Llosa est considéré comme une figue majeure de la littérature latino-américaine.
Il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment La Tante Julia et le scribouillard (1980), La Guerre de la fin du monde (1983), La Fête au bouc (2002), Voyage vers la fiction (2009), dont certains couronnés par de grands prix littéraires.
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