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Vieux monde derrière nous (Le)

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Éditeur : LEMEAC Collection : Nomades Date de parution : 07 février 2024 Rayon : LITTERATURE QUEBECOISE Format : Poche EAN13 / ISBN :

9782760937178

Couverture du livre Vieux monde derrière nous (Le) - Kemeid Olivier - 9782760937178
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À lire
« Après avoir sillonné les sept mers en compagnie de l’aventurier Peter Tangvald, les rêveries du dramaturge solitaire nous poussent cette fois-ci à prendre de multiples tournants en épingle à vive allure sur la Vespa du paternel. Chevauchant la phrase indomptée du génial Kemeid, nous voilà sur les traces d’un jeune égypto-québécois en cavale sur le Vieux Continent. Là où Tangvald pigeait allégrement dans le répertoire antique et tragique, Le vieux monde derrière nous préfère jazzer avec l’Histoire et la politique. Gil Kemeid persiste à surfer les grands courants qui agitent l’époque sans jamais y tremper ne serait-ce que le bout de l’orteil. La révolution, très peu pour lui, merci. Pendant que la jeunesse de 68 déboulonne le Vieux monde et ses affidés, que Franco aligne les récalcitrants contre un mur qui commence à peine à se fissurer, que les blindés piétinent la douceur du printemps et que les Colonels confisquent la démocratie à son berceau, le jeune étudiant en architecture fait le plein d’images d’Épinal en rêvassant à une jolie fleur de lys rencontrée à l’Expo 67. La phrase altière, souveraine, coule impétueusement entre les rocs esquissés par les cartes postales exhumées du père, rappelant l’adresse de Krasznahorkai et l’esprit de Magris. Un grand livre aussi dense que drôle, profond que virtuose.  »

extrait sélectionné

Chez mon père, ce sentiment d’abandon d’une chimérique mère patrie était décuplé par ses origines levantines, ajoutez à cela la dimension maronite et vous obtenez un lien étonnant avec la France en dehors de l’Hexagone, si profond qu’on en perd l’origine, si ancré dans les mythologies familiales qu’il fait l’objet de régulières discussion, si ce ne sont empoignades, érigeant le camp des racines croisées – des Croisades – contre le camp des racines napoléoniennes, le III pas le I, surtout pas le I, ce jeune général de trente ans qui se prenait à la fois pour le Pharaon, Saint-Louis et le Saint-Esprit, cela étant dit d’aucuns parmi les maronites allaient jusqu’à avancer le grand Charles comme source originelle, et puisque mon grand-père s’appelait Charles et qu’il était notre patriarche dans la famille je croyais qu’ils parlaient de lui, jusqu’au jour où je compris qu’ils voulaient dire Charlemagne, rien de moins, dont un proche parent, un cousin, un oncle, un neveu va savoir, dans tous les cas un Carolingien aurait échoué sa galère sur les côtes syrienne, dieux du ciel que faisait-il sur cette galère si loin des siens ?

Ce qu’en dit l’éditeur
Mai 1968. Gil Kemeid débarque à Paris en provenance de Montréal. Ce Québéco-Égyptien est porté par son rêve de parcourir l’Europe en une aventure symbolique qui lui permettrait de renouer avec ses origines. Tout au long de son périple, au cours duquel se multiplient rencontres et crevaisons, il écrit des cartes postales à son amoureuse. Elles permettent aujourd’hui à leur fils, Olivier, de refaire le voyage sur la Vespa verte usagée, embarqué à son corps défendant dans la même aventure insensée. Cette chevauchée survolte la plume de l’auteur et l’emporte dans les coulisses de l’Histoire, que son père n’a qu’entrevues pendant sa cavalcade effrénée. Dans ce roman se rencontrent deux odyssées, deux écritures où se fondent, se confondent et se transcendent les mythologies familiales du grand-père, du père et du fils.
Biographie
Auteur, metteur en scène, cofondateur des Trois Tristes Tigres, Olivier Kemeid a signé une quinzaine de pièces de théâtre, seul ou en collaboration, ainsi que quelques adaptations et « relectures ». Parmi ses œuvres, mentionnons Five Kings, Moi, dans les ruines rouges du siècle et L’Énéide, toutes publiées chez Leméac.
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Ce livre a été associé à la Vitrine :
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