Ce qu’en dit l’éditeur
A l'ère des fake news et autres faits alternatifs, il est revigorant de relire ce qu'Umberto Eco avait à dire sur le sujet. Avec sa clarté, et son gai savoir habituels, le grand écrivain italien déconstruit les notions de mensonge, de faux et de falsification, dont il a si souvent joué dans ses fictions. L'humaniste emprunte autant à l'histoire de la logique, à la philosophie du langage qu'à la littérature, pour nous parler d'éthique, de mauvaise foi, d'ironie et d'authenticité. Car encore faut-il connaître la vérité pour mentir tout en disant le faux. Eco nous rappelle que notre capacité à évoluer dans le monde avec sécurité se fonde sur le contrat social, et que notre meilleur allié contre les mensonges et les falsifications reste le temps puisque - presque toujours - celui qui ment ou falsifie finit par être découvert. Dans cet essai aussi bref que réjouissant, le grand intellectuel italien nous offre des clés pour démêler le vrai du faux. Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher
Biographie
Umberto Eco est né à Alexandrie (Piémont) en 1932. Philosophe, médiéviste, sémiologue, spécialiste des médias, son premier roman, Le Nom de la rose, remporte le prix Strega en 1981 et le prix Médicis étranger en 1982. Il est suivi du Pendule de Foucault, de celle du jour d'avant, de Baudolino et de La Mystérieuse Flamme de la reine Loana. Parmi ses nombreux essais, on retiendra Les Limites de l'interprétation, Kant et l'ornithorynque et, en 2009, avec Jean-Claude Carrière, N'espérez pas vous débarrasser des livres. En 2004, il a coordonné l'édition du livre illustré Histoire de la beauté (Flammarion), et en 2007, celle d'Histoire de la laideur (Flammarion).
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