Ce qu’en dit l’éditeur
« Quoique né en 1921, Mario Rigoni Stern a consacré l'essentiel de son uvre à la description critique de la guerre de 14. Témoin indirect, mais non moins bien informé, il a recueilli les récits de son père, de sa famille, de son entourage pour construire un univers dominé par l'antimilitarisme. Sa capacité de tenir au jour le jour la chronique des soldats enrôlés dans un drame inutile a fait de lui un romancier très singulier, placé à mi-chemin de la fiction et de l'Histoire, ou, serait-on tenté d'écrire, de l'histoire avec un petit h. Curieusement, ses textes sont intemporels, dans la mesure où ce que vivaient des garçons de vingt ans en 1914 n'est pas loin de ce que vivent à travers le monde toutes les victimes de la barbarie des nations. En s'attachant à des êtres ordinaires, meurtris, Rigoni Stern donne à ses livres une valeur universelle, qui n'en est que plus frappante. Inutile de préciser que L'Année de la victoire doit être lu par antiphrase. »
René de Ceccatty, Le Monde
" Curieusement, ses textes sont intemporels, dans la mesure où ce que vivaient des garçons de vingt ans en 1914 n'est pas loin de ce que vivent à travers le monde toutes les victimes de la barbarie des nations. En s'attachant à des êtres ordinaires, meurtris, Rigoni Stern donne à ses livres une valeur universelle, qui n'en est que plus frappante. Inutile de préciser que L'année de la victoire doit être lu par antiphrase. " René de Ceccatty, Le Monde
Biographie
Avec Italo Calvino et Primo Levi, qui furent des amis proches - et qui l'admiraient -, Mario Rigoni Stern (1921-2008) a été l'une des grandes voix de la littérature italienne du XXe siècle.
Fidèle à sa région natale, le plateau d'Asiago, en Vénétie, il a conté, tout au long de son oeuvre, les charmes et le drame de cette région frontière, lieu de violents combats durant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Frère en littérature d'un Jean Giono, il n'a cessé au fil de ses livres de dénoncer l'horreur des combats pour l'homme comme pour cette nature dont il fut si proche et qu'il a chantée avec un art souverain.
De son premier livre, Le Sergent dans la neige, récit de son retour tragique du front russe, à ses derniers écrits, Rigoni Stem est resté l'écrivain dont Primo Levi a pu dire : " On trouve rarement pareille cohérence entre l'homme qui vit et l'homme qui écrit, pareille densité d'écriture. "
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