Ce qu’en dit l’éditeur
Victor Deville travaille malgré lui pour la Fabrique, entreprise tentaculaire exerçant un contrôle délétère sur ses employés. Dans cette société où économie, politique et vie intime se confondent, chaque geste est surveillé et évalué : jour après jour, Victor endure son travail avilissant sous le regard méprisant de Marcus Nevers, contre-maître arrogant incarnant la cruauté ordinaire et constante du système.
Dans cette existence régimentée, son quotidien bascule avec l’apparition inattendue d’une chauve-souris, qui bouleverse ses gestes les plus routiniers. Victor se découvre rapidement un appétit prononcé pour les insectes en même temps qu’une improbable « zoopathologie invasive avancée du poumon ». Au milieu de cette confusion, une figure devient espoir : Léo Saint-Pierre, qui ouvre une brèche dans la mécanique inhumaine de la Fabrique et laisse entrevoir la possibilité d’un amour interdit et d’une résistance clandestine. Victor comprend alors que, même au cœur d’une société saturée de surveillance, des micro-résistances subsistent, étranges et salvatrices.
Biographie
Florian Grandena est professeur agrégé et enseigne les études cinématographiques au département de communication de l’Université d’Ottawa. Avec Cristina Johnston, il est le coauteur de Cinematic Queerness: Gay and Lesbian Hypervisibility in Contemporary Francophone Feature Films et de New Queer Images: Representations of Homosexualities in Contemporary Francophone Visual Cultures (Peter Lang, 2011). Il est aussi l’auteur de Showing the World to the World: Political Fictions in French Cinema of the 1990s and Early 2000s (Cambridge Scholars Publishing, 2008) et de nombreux articles scientifiques sur le cinéma queer international. Il est avec Karine Bertrand (Queen’s University) le cocréateur et le codirecteur d’EPIC (Esthétique et politique de l’image cinématographique). Il est avec Pierre-Luc Landry le co-auteur de La Guerre est dans les mots et il faut les crier (Triptyque, 2022).