Ce qu’en dit l’éditeur
Qui se cache derrière la célèbre Nadja d'André Breton? Léona D. est une oeuvre poignante, entre littérature et enquête, qui ressuscite la figure oubliée de Léona Delcourt, plus connue sous le nom de Nadja, muse iconique et amante éphémère d'André Breton. Mêlant récit personnel et recherches biographiques en s'appuyant sur les lettres de Léona D., Ella Balaert redonne voix et corps à cette femme internée, trop longtemps réduite à un personnage de roman. À travers ses mots, nous découvrons une jeune femme de vingt-cinq ans, fille mère, rebelle, dont l'idylle physique avec Breton n'a, en réalité, existé que dix jours puis a subsisté par lettres, prostituée un temps puis internée treize ans dans un asile jusqu'à sa mort en 1941 comme Camille Claudel. À travers un texte à la fois intime et profond, à la portée universelle, l'autrice explore la condition féminine de l'époque et la vie singulière de Léona. Elle aborde la folie, la marginalité, la misogynie mais aussi la puissance de l'écriture pour réparer les oublis de l'Histoire. Entre les années 1920 et aujourd'hui, elle tisse un dialogue sensible entre deux femmes : Léona, disparue trop tôt, et elle-même, écrivaine contemporaine en quête de sens, de traces, et de justice symbolique.
« Alors sache que de ce livre, tu es à mes yeux la seule et unique figure, rayonnante et mémorable. Breton t'avait dédicacé Légitime défense : « Nadja, je n'ai vu que toi peut-être ». De même, dans le livre, je ne vois que toi. » E. B.
Biographie
Ella Balaert est l’autrice d’une vingtaine de romans et d’une
quarantaine de nouvelles en revues. Ancienne élève de l’ENS,
agrégée de lettres, elle a exercé différents métiers dont celui de critique littéraire avant de se consacrer à l’écriture. Les romans "Placement libre" et "Prenez soin d’elle" ont été publiés aux éditions des femmes-Antoinette Fouque en 2016 et 2018.
Grande admiratrice d’Edgar Allan Poe, E. Balaert dévoile tout
son talent pour le registre fantastique avec ces nouvelles, dans lesquelles « le réel est présent [...] avec une acuité et une prégnance qui font défaut à beaucoup, sinon à la plupart des auteurs réalistes » (George-Olivier Châteaureynaud).
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