Ce qu’en dit l’éditeur
" La vie, ce sera ça, désormais, pensa-t-il. Un catalogue. Les conversations, les rencontres, les gens, les départs, les arrivées. Les choses qui passent. Rien d'effroyable. " A New York ou dans le Michigan, à La Nouvelle-Orléans, à Paris, à Dublin, des hommes et des femmes se penchent sur leur passé. Solitaires le plus souvent, parfois malgré eux (ils sont séparés, veufs ou simplement célibataires), ils s'interrogent aussi sur leur avenir. Sans amertume, même quand la nostalgie joue en sourdine la petite musique des regrets, la ritournelle des occasions perdues et des rendez-vous manqués. Rien d'autobiographique dans ces nouvelles, nous assure l'auteur. On est pourtant tenté d'y lire, entre les lignes, le bilan de la maison Ford. Car s'il ne dit jamais " je ", il y a un peu de Richard Ford dans chacun de ces personnages, ne serait-ce qu'un certain goût pour l'ironie. Tout en saluant au passage deux de ses modèles : James Salter, pour sa précision, sa cruauté et sa mélancolie, et Alice Munro, championne incontestée du discours indirect libre. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Josée Kamoun.
Biographie
Frank Bascombe est une vieille connaissance.
Tous les dix ans, il nous donne des nouvelles, des siennes et de l'Amérique. Il a vieilli avec nous. Ce journaliste sportif devenu agent immobilier est, avec Harry " Rabbit " Angstrom (John Updike) et Nathan Zuckerman (Philip Roth), l'un des héros les plus attachants du roman américain contemporain. On retrouve dans L'État des lieux tout ce qui fait le charme de ce personnage : le sens de la dérision, l'amour de la vie, et une certaine propension à nous faire partager ses hésitations, ses ruminations et ses doutes.
D'une puissance et d'une virtuosité exceptionnelles, L'État des lieux est l'oeuvre la plus aboutie de Richard Ford.
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