Ce qu’en dit l’éditeur
Succédant aux Années Combat (1945-1951), ce second tome de Soixante ans de journalisme littéraire, Les Années Lettres Nouvelles (1952-1965), préfacé par Tiphaine Samoyault, rassemble l’intégralité des textes littéraires de Maurice Nadeau parus de 1952 à fin 1965 dans les journaux L’Observateur et L’Express, Le Mercure de France, Les Temps Modernes et dans sa propre revue Les Lettres Nouvelles. Soixante ans de journalisme littéraire (tome 2) relate un itinéraire hors du commun où édition, journalisme littéraire et batailles d’idées sont étroitement mêlés pour définir en creux une personnalité. Les années Lettres Nouvelles c’est toujours Gide, Léautaud, Artaud, Aragon, Breton, Giono, Leiris, Malraux, Céline, Cendrars, Sartre, Camus, Miller, Blanchot, Genet, Beckett, Barthes, Bataille, Simon, Char ou Michaux, Faulkner, Hemingway, mais aussi Queneau, Pasternak, Borges, Golding, Burroughs, Nabokov, sans oublier les grands classiques, Sade, Machiavel, Rimbaud, Mallarmé, Flaubert, Dostoïevski, Kafka, Musil, Melville. Un recueil où s’affirme, dans la dénonciation de la torture en Algérie et la défense des écrivains contre l’étouffoir stalinien, une puissance d’analyse littéraire et politique hors du commun, durant ces années de la décolonisation, de la crise du stalinisme et de l’avènement de la société de consommation. 1600 pages, index général, sommaire des tomes 1 et 2 classé par auteurs, préface de Tiphaine Samoyault.
Maurice Nadeau (1911-2013) a commencé en 1945 sa carrière de journaliste à Combat, le quotidien d’Albert Camus et Pascal Pia. Il y a dirigé une page littéraire hebdomadaire de 1946 à fin 1951. Critique littéraire à l’Express puis à France Observateur, il fut aussi directeur de collection chez Corrêa où il a fait connaître Malcolm Lowry, Henry Miller et Laurence Durrell. Tout en animant sa revue,"Les Lettres Nouvelles", de 1956 à 1976, il a poursuivi son travail de découvreur chez Julliard (Bruno Schulz, Witold Gombrowicz, Georges Pérec) puis chez Denoël (Walter Benjamin, Hector Bianciotti, Varlam Chalamov, Angelo Rinaldi, Leonardo Sciascia) avant de fonder sa propre maison d’édition. Il y a édité notamment parmi les plus connus, Thomas Bernhard, J.-M. Coetzee, Soazig Aaron, Michel Houellebecq. Fondateur de la Quinzaine littéraire qu’il a dirigé de 1966 jusqu’à sa mort en 2013, il a fédéré autour de lui un ensemble de collaborateurs qui aujourd’hui animent collectivement la revue littéraire en ligne "En attendant Nadeau".
Biographie
Né à Paris en 1911, normalien et professeur, Maurice Nadeau quitte son poste en 1945 et publie son Histoire du Surréalisme.Il est engagé par Pascal Pia, directeur de Combat, pour « parler de livres ». Il publie en même temps son premier ouvrage déditeur : Les Jours de notre mort, de David Rousset. Depuis, il na cessé de mener une triple activité : de critique (Combat, France Observation, LExpress), de directeur de publications (Les Lettres Nouvelles, La Quinzaine littéraire), déditeur. Parmi ses propres ouvrages, un Gustave Flaubert, écrivain, obtient le Grand Prix de la Critique en 1969.Témoin privilégié dun demi-siècle de la vie des idées et des lettres en France, Maurice Nadeau fait apparaître dans ces pages écrivains, journalistes, éditeurs, amis qui ont joué un rôle
important dans lhistoire culturelle du XXe siècle : Adrienne Monnier, Gide, Antonin Artaud, les surréalistes André Breton et Benjamin Péret, son ami Roland Barthes, lun de ses patrons dédition, René Julliard, des écrivains quil a connus et admirés de Maurice Blanchot à Raymond Queneau, Michel Leiris, Samuel Beckett ou Henry Miller.Le critique, léditeur, quelles que soient leur intuition et leur obstination, nexistent que par les autres : les écrivains. A tous ceux qui lui ont porté attention et qui, morts ou vivants, continuent de laccompagner, Maurice Nadeau tient à ce que
« grâces soient rendues ».
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