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Regard d'Annie Dillard

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Éditeur : NOTA BENE Collection : Contre-jour Date de parution : 13 mars 2023 Rayon : ESSAIS LITTERAIRES QUEBECOIS Format : Broché EAN13 / ISBN :

9782895188087

Couverture du livre Regard d'Annie Dillard - Contre-jour - 9782895188087
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À lire
« Sacrée génération d’essayistes littéraires que celle qui compose ce collectif en hommage à la grande Annie Dillard ! Rarement a-t-on pu retrouver sous la même couverture autant de stylistes surdoué.e.s, s’éloignant à vive allure de l’académisme pour aller planer du côté du vif. Que vous soyez familier avec l’œuvre de cette icône du nature writing américain ou que vous soyez prêt à vous trouver bouleversé par sa rencontre, ce livre est incontournable. Avec la verve et l’humour pince-sans-rire de Robert Lalonde, on navigue à travers les bayous sous la pluie alors que la horde touristique s’illumine (ou se crame) les neurones sur son cellulaire en oubliant de regarder le spectacle. Frédérique Bernier chante magnifiquement les louanges d’un regard-éveil toujours à rallumer, Maxime Fecteau fait le pont entre la philosophie dillardienne et sa pratique de la voile, Guillaume Asselin expose le sacré décelable en toute nature. Puis Thomas Mainguy nous dit en quoi la contemplation est un acte politique, avant qu’un libraire de notre connaissance (qui est passé à une lettre de l’existentialisme) ne mette en dialogue Foster Wallace et notre principale intéressée avec la force tranquille des marées. Luba Markovskaia relativise l’ermitage de Dillard et ses collègues explorent encore de multiples facettes de cette grande œuvre (qu’hélas le manque d’espace m’empêche ici de détailler). Une fois ce livre refermé, vous n’aurez qu’une envie : embrasser l’horizon littéraire de la dame de Tinker Creek ! »

extrait sélectionné

Le présent livre est placé sous le signe du regard, car la pensée qui se met en branle dans l’œuvre d’Annie Dillard trouve son impulsion première dans le fait, simple et immense à la fois, de voir. L’expérience contemplative s’attache à une variété d’objets – l’œil de Dillard ne discrimine pas –, mais elle progresse chaque fois jusqu’à un niveau d’intensité où les évidences sensibles révèlent leur parfaite souveraineté. Il y a une joie évidente à poser ainsi avec l’écrivaine notre regard sur l’insecte, l’arbre, la rivière ou le micro-organisme, pour le plaisir d’étudier ces « signatures importantes » (Goethe) gravées à même la chair du monde et de commencer à en démêler les mystérieuses clartés. Nourrie par les subtilités du savoir scientifique, Dillard pousse ses promenades, qui deviennent alors de véritables expéditions de l’esprit, jusqu’en des territoires voisinant le mysticisme. Elle arpente ces espaces où l’anarchie du vivant ne fait que multiplier, semble-t-il, les preuves de l’unité de l’être. C’est dire que le territoire qui se déploie dans son œuvre est vaste. C’est dire également que la conscience qui s’y active parcourt, grâce à la traction des mots, une échelle qui relie la concentration la plus dense du moi à sa dilation la plus ample. Les essayistes qui s’expriment ici ont exploré ce territoire, mesuré la profondeur de cette conscience et médité le rapport à la création littéraire qui en a découlé. Chacun a tracé un chemin permettant d’établir la puissance et la beauté du regard d’Annie Dillard.

Ce qu’en dit l’éditeur
Dans Une enfance américaine, Annie Dillard se remémore sa jeunesse et discerne les étapes de construction de sa vie intérieure. Elle raconte avoir dessiné à répétition, durant un été, son gant de baseball. Cet exercice rappelle l’une des forces de son imaginaire, à savoir l’action du regard. Dessiner un objet, c’est se conduire à l’oubli de soi, à une pure adhérence à ce qui est là. L’œuvre de Dillard carbure à cette qualité d’attention. Elle procure au lecteur, à l’égard du monde, un sentiment d’ordre et de beauté qui porte tantôt au calme, tantôt à l’effroi. À cette réalité inépuisable pour l’œil répond, chez elle, la nature insondable de la pensée, qui se découvre fille des abîmes creusés sous les vérités visibles. Le présent ouvrage tente ainsi de cerner les vertiges que l’écrivaine explore depuis les années 1970. Avec des textes de Guillaume Asselin, Frédérique Bernier, Antoine Boisclair, Maxime Fecteau, Gabrielle Giasson-Dulude, Mélissa Grégoire, Daniel Laforest, Robert Lalonde, Thomas Mainguy, Luba Markovskaia et Hugo Satre.
Ce livre a été associé à la Vitrine :
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Ce livre a été associé à l’Événement : Lancement essais | Nota bene ✧ Varia!