Ce qu’en dit l’éditeur
En 1944, trois ans avant le décès de Ramuz, paraît le recueil sobrement intitulé Nouvelles. Si le genre du récit bref avait servi à l’auteur de terrain d’expérimentation stylistique ou thématique, il devient ici le moyen d’exprimer l’essence de son œuvre. De sa plume âprement poétique, Ramuz concentre dans ces textes sa capacité à explorer les points de friction entre les hommes – et entre les hommes et la nature –, dans un mouvement qui transforme le circonstanciel en intemporel.
« Un vieux de campagne », « Le retour du mort », « Accident », « Le lac aux demoiselles », « Le père Antille », « Sécheresse », « La foire », « Conversation », « Pastorale » : les neuf nouvelles de la présente édition sont accompagnées d’une préface inédite d'Océane Guillemin, chargée de recherche au Centre des littératures en Suisse romande de l'université de Lausanne.
F. Ramuz (1878-1947) est considéré comme un des plus importants écrivains suisses du xxesiècle. Après un long séjour à Paris, il revient à l’aube de la Première Guerre mondiale dans le canton de Vaud qu’il ne quittera plus. Son œuvre de romancier vise à exprimer les paysages et les spécificités de son pays, des vignobles vaudois aux villages valaisans, par l’entremise d’un style qui puise aux rythmes et aux inflexions de la langue parlée par ses personnages.
F. Ramuz (1878-1947) est considéré comme un des plus importants écrivains suisses du xxesiècle. Après un long séjour à Paris, il revient à l’aube de la Première Guerre mondiale dans le canton de Vaud qu’il ne quittera plus. Son œuvre de romancier vise à exprimer les paysages et les spécificités de son pays, des vignobles vaudois aux villages valaisans, par l’entremise d’un style qui puise aux rythmes et aux inflexions de la langue parlée par ses personnages.
Biographie
Né en Suisse le 24 septembre 1878, Ramuz effectue ses études dans le canton de Vaud.
Il obtient son baccalauréat en 1895 et entreprend une licence en lettres classiques, qu'il obtient en 1901. Immédiatement après, il enseigne au collège d'Aubonne, localité située dans une région viticole de son canton. En 1902, il se rend à Paris afin de préparer, à la Sorbonne, une thèse de doctorat sur le poète et écrivain français Maurice de Guérin (1810-1839) qu'il abandonne bien vite pour se consacrer à l'écriture.
Durant plus de dix ans, Ramuz partage alors son temps entre la Suisse romande et Paris où il est introduit dans le salon du critique littéraire, journaliste et écrivain suisse Edouard Rod. C'est du reste par l'intermédiaire de ce dernier que l'écrivain parvient à publier son premier roman, Aline (1905), à Paris, aux Editions Perrin. Il avait précédemment publié chez Eggimann, à Genève, un recueil de poésie à compte d'auteur intitulé Le petit village (1903).
En 1924, il signe un contrat aux Editions Grasset ; il publie alors la plupart de ses livres en deux temps, à Lausanne d'abord, chez Mermod, éditeur et mécène, puis à Paris, chez Grasset. Sa langue, savamment naïve, se veut accordée au rythme du terroir vaudois. Peu après la naissance de sa fille, et quelques semaines à peine avant le début de la Première Guerre mondiale, il décide de rentrer en Suisse, où il reste jusqu'à sa mort en 1947.
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