Ce qu’en dit l’éditeur
Pour son 150e numéro, Moebius se place sous le signe de la persistance. Premièrement celle tatouée sur le dos de l’artiste visuel Mathieu Beauséjour, qui orne crânement la page couverture. Deuxièmement celle d’un pari : un périodique littéraire qui dure. La résistance, le fait de poursuivre et de perpétuer, c’est ce que revendique Catherine Cormier-Larose, qui pilote ce numéro foisonnant : des auteurs de partout; dix-sept textes, dont beaucoup de poésie. La poésie d’Érika Soucy, de Laetitia Beaumel ou d’Évelyne Gagnon, accompagnée de textes caustiques signés Gabrielle Lebeau ou Jonathan Lafleur. Ce florilège de textes courts et variés est complété par une lettre ouverte de Julie Bosman, adressée à l’écrivain Philippe Haeck. Moebius agit à la fois en tant que lieu de rencontre et aussi en tant que laboratoire de toute la création à venir, parce que « la contemporanéité de la persistance sonne chaque fois comme un acte de rébellion ».
Biographie
Née à Portneuf-sur-mer, sur la Côte-Nord, Erika Soucy est la fondatrice de l'Off-Festival de poésie de Trois-Rivières. Elle a publié deux recueils de poèmes aux Éditions Trois-Pistoles. Les murailles est son premier roman.
Né en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, Hans-Jürgen Greif s’est établi à Québec où il a enseigné les littératures française et allemande à l’Université Laval. Se consacrant également à la recherche littéraire et à la création, il a publié des ouvrages critiques, des romans et des recueils de nouvelles. Il enseigne aussi la phonétique orthophonique allemande aux chanteurs du Conservatoire de musique de Québec.
Originaire du Québec, Evelyne Gagnon vit présentement à Edmonton (Alberta), où elle est professeure titulaire en études littéraires à l’Université d’Athabasca. Elle a réalisé un doctorat à l’UQAM et un postdoctorat à l’Université de Montréal qui portaient sur la poésie québécoise, puis une seconde recherche postdoctorale au Centre de littérature canadienne (CLC) de l’Université de l’Alberta explorant les formes renouvelées de la mélancolie dans les littératures québécoise et canadienne contemporaines. Elle a publié des études sur la poésie et la littérature dans plusieurs ouvrages et revues scientifiques. Elle a reçu, en 2001, le Prix de poésie Clément-Marchand et ses poèmes ont paru dans Le Sabord, Moebius et Les écrits.
Au Noroît, Incidents (et autres rumeurs du siècle) est son premier recueil.
Sébastien Dulude est né en 1976 et réside tantôt à Trois-Rivières, tantôt à Montréal. En 2013, il a publié un premier recueil de poèmes, chambres, de même qu’un essai sur l’esthétique de la typographie chez le poète-éditeur Roland Giguère.
En plus d’être auteur, Steph Rivard est chroniqueur pour l’émission La librairie francophone et responsable du choix éditorial en littérature à la librairie Raffin, sur la pulpeuse Plaza St-Hubert. Sur les ondes de Terreur! Terreur!, il s’appelle SS Latrique, tient le feuilleton « Queer & the Shitty » (une parodie sanglante de Sex & the City en sol montréalais) et a signé le projet politico-baroque-moyenâgeux Le Décamoron, écrit en collaboration avec Anne Archet. Steph a également collaboré à deux magazines culturels, Spirale et Zinc, et a coécrit un texte avec Marie-Sissi Labrèche pour le collectif Hôtel Jolicoeur. Jusqu’à l’âge de 10 ans, il a été enfant de chœur et très
Après sa maîtrise en création poétique, Mathieu Simoneau a fait paraître des textes dans des revues telles que Moebius et Le Sabord, a participé à plusieurs lectures publiques et a rédigé des critiques de poésie, notamment pour Nuit blanche et le site Les Méconnus. Il a reçu la mention du prix Piché de poésie en 2014 pour une suite poétique intitulée Sur l’autre versant, publiée dans le collectif Tailler les mammifères.
AU NOROÎT, «Il fait un temps de bête bridée» (collection « Initiale ») est son premier recueil.
Simon Brousseau enseigne la littérature au collège Jean-de-Brébeuf. Synapses, son premier livre, a été
finaliste au Grand Prix du livre de Montréal en 2016 et a été publié en anglais chez Talonbooks en 2019.
Les fins heureuses, son deuxième livre, a reçu le prix Adrienne-Choquette en 2019.
Julie Bosman a fait paraître chez Leméac un recueil de nouvelles, Nous sommes bien seules (2017) et deux romans, M'étendre sur l'asphalte (2018) et Patchée pleine de trous (2020).
Diplômée en création littéraire et en psychologie, Gabrielle Lebeau a publié une biographie de Claude Dubois (2017) et le roman Partie (2018). En 2021, elle est récompensée pour trois œuvres littéraires, dont Nos ancêtres, les premiers hippies, qui remporte la Bourse d’écriture Charles Gagnon de l’UNEQ. Ses deux autres projets, récipiendaires de bourses du CALQ, sont inspirés de ses expériences comme intervenante avec diverses clientèles: femmes sans-abri, usagers en dépendances, jeunes issus de classes spéciales et normales, enfants avec diagnostic d'autisme, etc.
Paul Ruban est né à Winnipeg. Après une enfance passée à Ottawa, il roule sa bosse sur plusieurs continents avant de s’installer à Toronto. Il gagne sa croûte dans les coulisses de la télévision francophone en tant que scénariste et réalisateur au contenu. Ses poèmes et nouvelles sont parus notamment dans les revues L’Artichaut, Mœbius, XYZ et Zinc.
Anthony Lacroix est né en 1991. Depuis, il exerce plusieurs métiers en même temps : directeur des éditions Fond’tonne, libraire, chargé de cours, auteur, chercheur, coach de gym et critique. Il essaie de s’entraîner au moins quatre fois par semaine, sinon il fait de l’insomnie.
Proust au gym est son quatrième livre.
Née à Montréal, Chloé LaDuchesse a publié dans plusieurs revues. Féministe éprise de mots, de musique, de boxe, elle réside à Sudbury, en Ontario. Furies est son premier recueil de poèmes.
Du même auteur