suivez-nous sur Facebook Instagram
english

Accueil  / Catalogue  / Histoire  / Le seul et vrai paradis

Le seul et vrai paradis

Épuisé Disponibilite_info
Ce titre n’est plus disponible. Nous ne pourrons plus vous l’obtenir.

Éditeur : CLIMATS Date de parution : 19 février 2003 Rayon : HISTOIRE Format : Broché EAN13 / ISBN :

9782841582150

Couverture du livre Le seul et vrai paradis - LASCH CHRISTOPHER - 9782841582150
feuilleter
Ce qu’en dit l’éditeur

Né en 1932 à Omaha et décédé en 1994, Christopher Lasch enseigna l’Histoire à l’université et publia de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Révolte des Élites et la Trahison de la Démocratie, Culture de masse ou Culture populaire ? et La Culture du narcissisme. Figure majeure du marxisme américain des années 70, devenu par la suite "aussi inclassable que H.D. Thoreau" (Richard Rorty), il est resté jusqu’à sa mort l’un des analystes les plus lucides et des critiques les plus intransigeants des évolutions du capitalisme moderne. L’histoire de nos sociétés industrielles, nous le savons maintenant, ne justifie aucune gloriole quant à leur capacité d’assurer une redistribution équitable des fruits de l’accroissement de la richesse. Les inégalités sont de plus en plus fortes et ne feront que s’accroître. Quant aux rapports entre industrialisation et démocratie, ils sont de plus en plus fragiles et problématiques, voire douteux. Nous sommes aujourd’hui en mesure de conclure que des sociétés fondées sur une production à très grande échelle ont une propension historique vérifiable à devenir sans cesse plus hiérarchisées et inégalitaires. Ce constat évident est une contre promesse directe à l’idée de progrès. Pourtant, et malgré le sinistre démenti que lui a apporté le XXe siècle, cette étrange idée persiste à guider nos politiques, toutes fondées sur le postulat de l’amélioration. La fixation hystérique du vocabulaire politique sur la thématique de la modernité est proportionnelle à la régression sociale et culturelle des pays occidentaux. La nouvelle droite aux Etats-Unis et l’extrême droite en Europe occidentale ont tiré parti de cette situation en sachant séduire les populations victimes de la dite amélioration. Ces formations, appelées à jouer un rôle toujours plus important, sont généralement présentées comme populistes. En vérité, le populisme revêt dans sa véritable acception une tout autre signification, complexe et profonde, et donc ignorée. La condescendance et le mépris avec lesquels tant d’historiens se retournent vers le populisme du XIXe siècle laisse entendre que le XXe siècle a appris à réconcilier la liberté et l’égalité avec le système du salariat, la finance moderne, et l’organisation corporatiste de la vie économique. La résistance au progrès qui s’est manifestée aux USA et en Europe depuis le XVIIIe siècle n’a pourtant pas toujours été nécessairement mal conçue. Ce combat, destiné à préserver les vertus morales, conférées par la propriété des moyens de production, qui se voyaient à juste titre menacées autant par le travail salarié que par la collectivisation de la propriété, mérite d’être découvert et attentivement examiné. Les multiples formes qu’il a revêtues nous montrent qu’il n’est pas nécessaire de choisir entre l’optimisme béat ou le désespoir débilitant. Ces exemples pourraient nous inciter à en tirer les leçons qui conviennent pour les temps qui sont les nôtres. Basée sur une expansion illimitée de la capacité productive, l’idée de progrès ne peut convenir à une époque où l’écologie impose ses propres limites. Nous devons prendre conscience de la différence existant entre l’optimisme, qui dépend de notre foi dans le progrès, et l’espoir, qui véhicule notre amour de la vie. Christopher Lasch nous invite avec cet ouvrage, qui est aussi un cri du cœur, à une remontée dans le temps à la recherche d’une âme politique susceptible de nous guider, de nous faire échapper à nos démons contemporains. Un voyage à la poursuite du seul et vrai paradis. " Une œuvre majeure et ambitieuse (…) Provocante, et destinée à susciter le débat. (…) Le Seul et Vrai Paradis apportera une nouvelle dimension essentielle au débat persistant sur le déclin du libéralisme. " William Julius Wilson, New York Times Book Review (première page). Dans la presse… " Aux Etats-Unis, il y a vingt ans, l'historien Christopher Lasch a posé et analysé deux problèmes qui travaillent la France de 2003 : comment la gauche dite morale, imbue de sa "politique de la minorité civilisée", perd tout contact avec la petite-bourgeoisie et les classes pauvres ; comment le capitalisme culturel, en développant une industrie de masse masturbant le désir jusqu'au tombeau, modifie et avilit la conscience populaire. Pour Lasch, les deux phénomènes sont liés par une cause commune : l'idéologie du développement et du progrès. (…) Il part d'un constat : peu à peu, l'homme a perdu le sens de la mesure, des limites, de la tradition, du don, de la communauté et de la "vie bonne". Bref, il n'est plus modeste. Il y a, chez Lasch, un pessimisme, un refus du sens de l'Histoire, une volonté sévère et puritaine d'éliminer Prométhée : Adorno et Leo Strauss l'ont inspiré. Son idéal de vie est directement branché sur l'antique. (…) Toute personne souhaitant réfléchir sur les effets contemporains du progrès à tout prix et sur les mécanismes pervers d'aliénation engendrés par la démocratie capitaliste, lira volontiers Le Seul et Vrai Paradis. (…) Le livre analyse, depuis Adam Smith et Marx jusqu'aux penseurs progressistes anglo-saxons contemporains, les avatars du culte du progrès. La droite libérale et la gauche morale sont peu à peu renvoyées dos à dos. La subversion individualiste prêchée par la seconde rejoint les intérêts capitalistes de la première : ce sont les noces des droits civiques et de l'industrie du désir. Une "nouvelle classe", d'après lui, est née : la classe "managériale et intellectuelle". Elle ringardise les autres et impose ses critères de façon absolue : un état d'esprit matérialiste, sceptique et critique, "une croyance en la tolérance comme en la vertu politique suprême". Cette classe dominante ne peut imaginer qu'un individu sain d'esprit et correctement éduqué puisse refuser ces valeurs. (…) Le livre reste particulièrement troublant pour un lecteur de la France lepenisée : en analysant l'incapacité de la gauche américaine des années 70 à penser la question des communautés, de la sécurité et de l'éducation de masse, Lasch semble expliquer en partie, par anticipation, l'échec politique et moral des années Mitterrand, mais aussi celui de Lionel Jospin. La gauche a lutté obsessionnellement pour les droits des minorités, persuadée jusqu'à l'arrogance d'incarner le sens humaniste de l'histoire ; du même coup, elle a refusé de penser les réactions des classes populaire et petite-bourgeoise autrement qu'en terme de racisme et d'archaïsme. Le résultat politique de cette gauche fut Reagan. La droite capitaliste achève alors dans le cynisme consumériste ce que les autres avaient entamé par l'humanisme en surplomb. Pris entre ces mâchoires privilégiées, le peuple s'est atomisé, rétracté et poujadisé ; les deux faces de la médaille progressiste ont entraîné son effondrement spirituel. Lasch soulève un problème juste : le train du progrès n'est guère clément avec ceux qui refusent de le prendre. (…) Lasch en appelle finalement à un nouveau populisme, au sens qu'eut ce mot, à la fin du XIXe siècle, dans certains milieux socialistes ; populisme "petit-bourgeois" empreint d'autolimitation, de tradition, de sobriété, de sens de la communauté et, pour reprendre Orwell, de common decency. Aux privilégiés que nous sommes, il annonce donc qu'il faut réduire le train de vie. C'était il y a vingt ans et ça sent l'apocalypse. " Philippe Lançon, Libération. " Lasch dissocie le socialisme de l’idéal du progressisme et de l’automatisme presque machinique avec lequel l’Histoire serait en marche. (…) Son constat rejoint les visions de Walter Benjamin, de George Orwell ou de Hannah Arendt, d’un socialisme tragique. Elles montrent que l’Histoire n’a pas de sens unique et que le progrès de la société passe parfois par le refus de certaines modernisations sociales. (…) Renvoyant dos à dos la faillite morale du libéralisme et l’échec dépolitisant du socialisme, Lasch trace une voie étroite mais exigeante à la réflexion politique. (…) Selon Lasch, le clivage gauche/droite est à repenser. L’idée de bonheur n’est le but de la politique que pour les totalitarismes nostalgiques et les marchands de prides branchées de toute sorte. La nostalgie politique est un désastre, mais pas la volonté de garder en mémoire certaines leçons du passé. L’optimisme est une sottise, mais l’espérance une valeur. La pensée critique a du mal à se faire entendre. En voici une voix puissamment articulée. " Michel Schneider, Le Point. " Alors que les clivages usés ne permettent plus de comprendre l’évolution des sociétés, la grille de lecture proposée en 1991 par l’historien américain Christopher Lasch semble aujourd’hui singulièrement pertinente (…) Pour le public français qui peut aujourd’hui découvrir cette somme sur l’idéologie du progrès, Le Seul et Vrai Paradis apparaît étonnamment prémonitoire, comme si l’Amérique n’avait fait que nous précéder sur la voie d’une profonde déchirure entre les élites et le peuple. " Élisabeth Lévy, Marianne. " Cette somme parue en 1991 se propose de comprendre la persistance du dogme du progrès en retournant à ses origines (le XVIIIe siècle et le thème de l’expansion illimitée de la maîtrise rationnelle) et en reprenant par le menu les courants de résistance aux scintillements de la surabondance et du bonheur dans le loisir égoïste. (…) Cette étude du populisme américain du XIXe siècle, anti-consumériste et anti-salariat – bref, rigoureusement non-libéral –, en remettant au jour une pensée occultée des décennies durant, permet de réfléchir à nouveaux frais sur les présupposés philosophiques de notre imaginaire libéral rationaliste et de reposer, car l’on n’en sort pas, l’inévitable question du temps. " Bernard Quiriny, Chronicart. " Ses livres en forme de longs éditoriaux psycho-historiques font toujours aussi peur aux petites vieilles de la vie intellectuelle. Sa présence et son aigreur magnifique sont insaisissables et terrorisantes. Dans Le rappel à l’ordre, Lindenberg parle avec grandiloquence de backlash idéologique chez les nouveaux réactionnaires. Or, il prend le problème à l’envers : ce backlash dont il parle, c’est juste que Lasch is back. Eh oui, Christopher Lasch revient. Il n’est pas content. " Emmanuel Poncet, Technikart. " Le dernier texte de Christopher Lasch, rédigé lors d’une période de réaction qui n’est pas sans rappeler la nôtre, est une contribution majeure à la critique du " progressisme " de la " nouvelle gauche " managériale et intellectuelle qui, partout en Occident, oublie ses origines populaires au profit d’une eschatologie consumériste et nihiliste. À travers une somptueuse revisitation des mouvements critiques qui surent, depuis le XVIIIe siècle, alimenter un " radicalisme plébéien " sans verser dans le " populisme droitier ", Christopher Lasch nous aide à distinguer l’optimisme de l’espérance, et nous donne le courage d’affronter les grandes difficultés qui menacent de nous engloutir. " Nicolas Truong, Le Monde de l’éducation. " La pensée de Christopher Lasch est importante parce qu’elle porte loin sur la faillite morale du libéralisme. Dans Le Seul et Vrai Paradis, il développe l’idée que la démocratie et le progrès conçu comme une course sans fin, ce qu’on appelle aussi le consumérisme, ont quelque chose d’incompatible. Il ne rejoint certes pas les anticapitalistes, mais essaie d’imaginer une démocratie qui serait consciente de ses limites. Ce livre est certainement un objet étrange, mais il pose de bonnes questions. " Bernard Poulet, L’Expansion.

Biographie
Christopher Lasch (1932-1994) est notamment l’auteur de La Culture du narcissisme ; La Révolte des élites ; Le Seul et Vrai Paradis et Le Moi assiégé, disponibles dans la collection Champs-Flammarion.
Du même auteur
Recherche
Recherche détaillée
Catalogue
Livraison gratuite
Certificats cadeaux
Top 5 - meilleure vente
  1. Couverture du livre Sapiens : une brève histoire de l'humanité - Harari Yuval Noah - 9782226257017 version électronique disponible
    Sapiens : une brève histoire de l'humanité Harari Yuval Noah 36,95 $
  2. Couverture du livre Loup (Le): une histoire culturelle - PASTOUREAU MICHEL - 9782021403954
    Loup (Le): une histoire culturelle PASTOUREAU MICHEL 39,95 $
  3. Couverture du livre Dissident Pierre Vallières (1938-1998) - Samson-Legault Daniel - 9782764436417 version électronique disponible
    Dissident Pierre Vallières (1938-1998) Samson-Legault Daniel 34,95 $
  4. Couverture du livre Montcalm, général américain - Noël Dave - 9782764625323 version électronique disponible
    Montcalm, général américain Noël Dave 32,95 $
  5. Couverture du livre Piège de la liberté  : les peuples autochtones dans l'engrenag - WARREN JEAN-PHILIPPE - 9782764624982 version électronique disponible
    Piège de la liberté : les peuples autochtones dans l'engrenag WARREN JEAN-PHILIPPE 32,95 $
L’infolettre mensuelle de la librairie Gallimard de Montréal vous donne accès à une vaste sélection de nouveautés, de choix de livres thématiques sélectionnés par vos libraires et vous informe des prochains événements à venir.
Nos événements littéraires
  • 17-09-2019 Lancement // Larry Tremblay - Le deuxième mari

    Lancement du prochain roman de Larry Tremblay, Le deuxième mari, aux éditions Alto, le 17 septembre à 18h. suite

  • 18-09-2019 Lancement // Pas de chicane dans ma cabane de Rachida Azdouz

    Lancement de Pas de chicane dans ma cabane de Rachida Azdouz aux éditions Édito le 18 septembre à 17h30. suite

Club de lecture
Espace jeunesse
Service aux institutions

Logo_gallimard_footer
Paprika
© 2001-2019 - Gallimard Montréal