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Études littéraires, volume 43, numéro 3, automne 2012

Lectures sociocritiques du théâtre

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Éditeur : Département des littératures de l’Université Laval Date de parution : 13 octobre 2016 EAN13 / ISBN :

9782920949508

Couverture du livre Études littéraires, volume 43, numéro 3, automne 2012 - Poirson Martial - 9782920949508
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Ce qu’en dit l’éditeur
La sociocritique, attachée à la construction discursive des représentations sociales, n’a guère privilégié jusqu’à présent le domaine dramatique. Le théâtre, forme sociale par excellence, suscite peut-être trop spontanément une approche relevant de la sociologie de la création ou de la réception, et non de la sociocritique, laquelle étudie le social dans le texte et cerne la socialité des œuvres dans leur productivité symbolique. Parce que le théâtre est disputé par des disciplines universitaires parfois concurrentes, il s’est trouvé rejeté tantôt du côté d’une approche strictement textuelle et littéraire, tantôt du côté de l’analyse du fait spectaculaire, de la théâtralité à la mise en scène et à la performance ; le théâtre a été également abordé à partir de son environnement culturel et institutionnel, ou saisit en tant qu’acte politique dans ses discours idéologiques explicites. Une sociocritique du théâtre, en tant qu’herméneutique attachée au latent, au mouvant, à l’impensé des œuvres, doit envisager une « sociosémiotique » croisant les méthodes et les disciplines, dans une prise en compte du texte et de la représentation. Telle est la proposition de ce volume d’Études littéraires à travers neuf études, entre XVIIIe siècle et scène contemporaine, en passant par le romantisme et le symbolisme.
Biographie
Biographie de Martial Poirson Véronique Blanchard est historienne, responsable du centre d'exposition historique " Enfant en justice " (Ecole nationale de protection de la jeunesse), elle est l'autrice de Vagabondes, voleuses, vicieuses. Adolescentes sous contrôle, de la Libération à la libération sexuelle (François Bourin, 2019) et coautrice avec David Niget de Mauvaises filles. Incorrigibles et rebelles (Textuel, 2016). Fanny Bugnon est maîtresse de conférences en histoire contemporaine et études sur le genre à l'université Rennes 2. Elle a notamment publié Les " Amazones de la terreur ". Sur la violence politique des femmes, de la Fraction armée rouge à Action directe (Payot, 2015) ; " Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? " Le genre de l'engagement dans les années 1968 (dir. avec Ludivine Bantigny et Fanny Gallot, PUR, 2017) ; Territoires de la violence politique en France, de la fin de la guerre d'Algérie à nos jours (dir. avec Isabelle Lacroix, Riveneuve, 2017). Marcel Dorigny, maître de conférences (honoraire) au département d'histoire de l'université de Paris 8, a publié et a dirigé plusieurs ouvrages consacrés, notamment, aux mouvements antiesclavagistes au XVIIIe siècle et aux processus d'abolition de l'esclavage ; il a organisé des expositions, coécrit des docufictions, dirigé la revue Dix-Huitième Siècle et siégé auComité national pour l'histoire et la mémoire de l'esclavage. Directrice de recherche au CNRS, Arlette Farge a publié une trentaine d'ouvrages et dirigé le Groupe d'histoire des femmes à l'EHESS. Elle travaille essentiellement sur l'histoire des comportements populaires à Paris au XVIIIe siècle et sur les relations entre les femmes et les hommes. Daniel Jaquet est chercheur à l'Université de Berne (Institut d'histoire) et responsable de la médiation culturelle au Château de Morges et ses Musées. Sa thèse (Université de Genève, 2013) porte sur le combat en armure à la fin du Moyen Age. Il se spécialise dans l'étude des arts martiaux à l'époque médiévale et moderne. Claude Gauvard, docteure d'Etat, est professeure émérite d'histoire du Moyen Age à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre honoraire senior de l'Institut universitaire de France, présidente d'honneur de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, vice-présidente de l'Association française pour l'histoire de la justice. Elle est spécialiste d'histoire de la société politique, de la justice et de la criminalité en France aux XIIIe-XVe siècles. Maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université Sorbonne Paris Nord (Paris 13), Laure Godineau travaille sur le XIXe siècle. Elle est l'auteure de nombreuses publications sur la Commune de 1871 et ses mémoires, ou encore sur l'exil politique. Elissa Mailänder, Associate Professor titulaire à Sciences Po Paris et directrice adjointe du CIERA (Centre interdisciplinaire d'études et de recherches sur l'Allemagne), est l'auteure de multiples publications en langue allemande, anglaise et française. Sa recherche porte sur les domaines de l'histoire et de la théorie de la violence, du genre et de la sexualité, et de l'histoire de la vie quotidienne du nazisme. Professeur d'histoire culturelle à l'université Paris 8 et à New York University en France, Martial Poirson a publié plusieurs ouvrages (dont Comédie Française. Une histoire du théâtre, Seuil, 2018) et dirigé plus d'une trentaine de collectifs. Il est également commissaire d'exposition, essayiste et dramaturge. Jenny Raflik est professeure d'histoire des relations internationales contemporaines à l'université de Nantes. Ses recherches portent sur l'histoire des questions de sécurité et de défense aux XIXe-XXIe siècles. Elle a publié, notamment, Terrorisme et mondialisation, approches historiques (Gallimard, 2016), La Quatrième République et l'Alliance atlantique (PUR, 2013) et La République moderne (Seuil, 2018). Docteure en histoire, Karine Salomé a notamment publié Les Iles bretonnes. Une image en construction (1750-1914) (PUR, 2003), L'Ouragan homicide. L'attentat politique en France au XIXe siècle (Champ Vallon, 2010) et Vitriol. Les agressions à l'acide du XIXe siècle à nos jours (Champ Vallon, 2020). Professeure émérite d'histoire grecque à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Pauline Schmitt Pantel a publié et dirigé de nombreux ouvrages dont le premier volume de L'Histoire des femmes en Occident édité par Georges Duby et Michelle Perrot, L'Antiquité (Plon, 1991). Christelle Taraud est historienne. Elle enseigne dans les programmes parisiens de Columbia University et de New York University à Paris et est membre associée du Centre d'histoire du XIXe siècle des universités Paris I et Paris IV (France). Spécialiste des questions de femmes, de genre et de sexualité dans les espaces coloniaux, tout particulièrement au Maghreb, elle est notamment l'auteure de La Prostitution coloniale. Algérie, Tunisie, Maroc (1830-1962) (Payot, 2009 [2003]) et d'" Amour interdit ". Marginalité, prostitution, colonialisme. Maghreb 1830-1962 (Payot, 2012). Elle a par ailleurs codirigé Sexe, race & colonies. La domination des corps du XVe siècle à nos jours (La Découverte, 2018). Eliane Viennot a enseigné la littérature française dans les universités de Seattle, Nantes, Corte, Saint-Etienne, et elle a été dix ans membre de l'Institut universitaire de France. Ses recherches portent sur les écrits des princesses de la Renaissance, l'histoire des relations de pouvoir entre les sexes en France, la Querelle des femmes et ses conséquences dans la langue. Jean-Jacques Yvorel est historien. Il est corédacteur en chef de la Revue d'histoire de l'enfance " irrégulière " et préside l'Association pour l'histoire de la protection judiciaire des mineurs (AHPJM). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et de très nombreux articles sur l'histoire de la justice, de la déviance et de la sociabilité populaire. Ces travaux actuels portent sur les mutations de la justice des mineurs dans les années 1960-1970.
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