Ce qu’en dit l’éditeur
Se déployant et se défaisant dans un espace particulier, le livre s’autogénère, se cite, s’autocritique. Nous examinons ici comment il se pense et se rêve.
Après avoir ouvert l’objet-livre dans une première livraison, nous feuilletons dans ce numéro le Livre-texte, tel qu’il se donne à lire sur la tranche, dans les marges, sur la page (manuscrite ou typographiée), dans le volume – le corps –, ou dans l’enceinte périgraphique du livre.
À partir de textes particuliers entrant en jeu ou en conflit avec leur support matériel, à travers la confrontation du texte avec la peinture, la photographie ou le théâtre, nous tentons de voir par quels moyens le texte élabore une nouvelle justification, comment il s’accorde ou résiste à l’intimité (et à l’ordre) du Livre, ou, au contraire, provoque une crise des cadres livresques.
En d’autres termes : comment le Livre se lit-il lui-même ? (Dé)lié ou relié, comment le Livre-texte se livre-t-il au lecteur ?
Biographie
Ginette Michaud est professeur au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Parmi ses récents ouvrages : le Cahier de L’Herne. Derrida (Éditions de L’Herne, 2004) ; Tenir au secret (Derrida, Blanchot) (Galilée, 2006) ; et le catalogue Trop. Jean-Luc Nancy, avec François Martin et Rodolphe Burger (Galerie de l’uqam, 2006). Membre du Comité éditorial chargé de l’édition du Séminaire de Jacques Derrida, elle a préparé, avec Michel Lisse et Marie-Louise Mallet, l’édition du premier volume qui paraît à l’automne 2008 aux éditions Galilée : Séminaire La bête et le souverain, volume i, 2001-2002. Le Temps Volé éditeur publiera également cet automne un essai intitulé « Comme en rêve... » (Derrida, Cixous) suivi de Songes de juillet.
Laurent Mailhot est professeur émérite de littérature à l'Université de Montréal où il a fait carrière. Il est l'auteur d'essais critiques, de plusieurs anthologies et d'une histoire de la littérature québécoise. Son oeuvre a été couronnée notamment par le prix André-Laurendeau et le Prix de la revue Études françcaises.
Jacques Brault, né à Montréal en 1933, est poète, romancier et essayiste. Traduite en plusieurs langues, son œuvre a reçu de nombreuses distinctions dont le prix Alain-Grandbois, le prix Athanase-David et le Prix du Gouverneur général du Canada, ainsi que les prix Duvernay (1978) et Gilles-Corbeil (1996).
AU NOROÎT, il a publié Dans la nuit du poème (coll. « Chemins de traverse », 2011), L’Artisan (2006, Prix des Écrivains francophones d’Amérique), Transfiguration (avec E.D. Blodgett, coll. « Résonance », 1998, Prix du Gouverneur général, catégorie traduction), Au bras des ombres (coll. «Résonance», 1997), Au fond du jardin (coll. «Chemins de traverse», 1996), Il n’y a plus de chemin (1990, prix Alain-Grandbois), Moments fragiles (coll. «Résonance», [1984] 2000), Ductus (1984), Trois fois passera, précédé de Jour et nuit (1981), Vingt-quatre murmures en novembre (1980) et Poèmes des quatre côtés (1975). Trois choix de ses poèmes ont également paru : Poèmes, dans un choix et une présentation de Louise Dupré (coll. « Ovale », 2000) ; Poèmes choisis (1965-1990), dans un choix et une présentation d’Yvon Rivard, accompagnés d’une préface d’Hélène Dorion (coll. « Ovale », 1996) ; Poèmes I : Mémoire – La poésie ce matin – L’en dessous l’admirable (1986).
Pierre Lavoie est diplômé de l'Université Laval et agit en tant que comissaire à l'entreprise pour la Ville de Québec. Conjugant ses intérêts pour l'histoire et les technologies numériques 3D. il compte à son actif la réalisation de plusieurs projets novateurs dans les domaines patrimonials et touristiques. En 2013, il a reçu un prix de la National Stereoscopic Association pour la meilleure utilisation du matériel historique, en 3D. Il est membre de plusieurs associations liées à la production numérique en 3D et au développement économique.
Du même auteur