Ce qu’en dit l’éditeur
Les poèmes de ce numéro explorent la thématique : Ossature. L’ossature est ce qui tient tout en un corps (une forme, une structure). Quand l’ossature est dévoilée, c’est à cause d’une blessure, dans la douleur d’un accident, sinon la rage d’une démolition. Absente au regard du présent, elle survit néanmoins au temps. De ce qui n’existe plus parmi les vivants : animaux disparus, civilisations anéanties, corps décédés, le futur n’en connait que l’ossature.
Biographie
Monique DELAND, poète et critique littéraire, a reçu plusieurs prix dont, récemment, le prix Alain-Grandbois de l’Académie des Lettres du Québec (pour Miniatures, balles perdues et autres désordres, Noroît, 2008) ainsi que le prix Félix-Antoine-Savard 2010. Elle est actuellement membre du comité de rédaction de la revue Les écrits, ainsi que membre élue à l’Académie des Lettres du Québec.
AU NOROÎT, elle a publié «La nuit, tous les dieux sont noirs» (2014), «Généalogie des corps surpeuplés» (2011), «Miniatures, balles perdues et autres désordres» (2008, prix Alain-Grandbois), «Le Nord est derrière moi» (2004) et «L’intuition du rivage» (2000).
photo de l'auteure : Michel Biron
Chantal Neveu choisit l’écriture comme mode privilégié d’exploration et de connaissance. Elle a publié mentale aux Éditions La Peuplade et èdres et èdres | dehors aux éditions É = É. Écrivain et artiste interdisciplinaire, elle poursuit une démarche singulière à la faveur d’une poésie engagée en différentes scènes et tribunes
Native de Mont-Joli, Marise Belletête est chargée de cours à l’Université du Québec à Rimouski. Son premier roman, L’haleine de la Carabosse, est paru en 2014 aux éditions Triptyque. Lauréate du Prix de poésie Radio-Canada 2021, elle a aussi publié plusieurs textes en revue (Moebius, XYZ, Estuaire, Le Sabord et Exit). Après avoir exploré l’univers des contes
merveilleux et ses résurgences dans la création littéraire durant ses études doctorales, elle continue d’écrire des histoires et quelques poèmes pour effrayer le loup.
Gabrielle GIASSON-DULUDE est née à Montréal en 1984. Dès l’adolescence, elle s’initie au mime corporel; elle entreprend ensuite des études en théâtre et en littérature et poursuit aujourd’hui un doctorat en études littéraires à l’UQÀM. Elle a publié des poèmes dans les revues Brèves littéraires, EXIT, Estuaire et Main Blanche.
AU NOROÎT, elle a publié «Portrait d’homme» (collection «Initiale», 2015).
photo de l'auteure : Maxime Galand
pascale bérubé est une Lionne. elle est née il y a quand même longtemps, et c’était différent. maintenant, elle pratique une écriture ancrée dans le je et le corps, l’intime, la constante mise en scène des troubles, des visages, des renoncements et des extensions du soi, cet espace souvent étranger. elle a collaboré aux collectifs des panthères rouges et des filles missiles et a participé à plusieurs ouvrages collectifs, dont celui-ci. elle travaille à son premier livre, le trop de pascale, qui a été créé durant une résidence de création. elle aime l’idée de la couleur rouge et disparaît un peu plus chaque fois qu’elle fait acte de présence.
Née en 1989 sur la Rive-Sud de Montréal, Frédérique Marseille a des parcours pêle-mêles. À une saison de terminer son bac en histoire de l’art à l’Université de Montréal en 2013, elle quitte le milieu universitaire pour démarrer sa première startup dans le domaine des technologies, soit la plateforme web Art Bang Bang. Dans les mêmes années, Frédérique travaille aussi comme guide touristique aux États-Unis pour finalement démarrer l’agence de voyages Nomadarts. En parallèle, elle devient la directrice artistique du 1001Fesses Project, une œuvre sur la diversité corporelle qu’elle réalise depuis 8 ans, en collaboration avec la photographe Emilie Mercier. En 2016, Frédérique quitte la ville de Montréal pour s’établir dans les Cantons-de-l’Est où elle démarre, dans le cadre d’une entreprise familiale, le centre d’escalade Backbone. Ses chemins sont multiples et les burnouts, ratoureux dans ses angles morts. Lire et écrire restent ses phares depuis l’enfance où, déjà, la mégalomanie côtoyait ses désirs de solitude.
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