Ce qu’en dit l’éditeur
La Divine Chanson est un roman, un roman amoureux qui s’empare d’une vie exemplaire, celle d’un chanteur, compositeur, poète afro-américain né à Chicago en 1949, dont nul ne saurait méconnaître l’immense génie et la rude destinée : Gil Scott-Heron, réinventé ici sous le nom de Sammy l’enchanteur.
Décidément plus humain que bien des bipèdes, c’est un vieux chat roux recueilli dans une rue de Harlem qui nous entraîne, en groupie de proximité, partout où la Divine Chanson continue de tourner, à travers les ghettos noirs ou sur les scènes internationales du jazz, de New York, Paris ou Berlin – ce « grand courant électrique qui rivalise avec le Gulf Stream ».
Et ce n’est pas un moindre mérite du roman que de nous faire découvrir et aimer ce « Bob Dylan noir », depuis l’arrière-pays de l’enfance, « quelque part entre Clarksdale, Mississippi et Savannah, Tennessee », dans le solide giron de Lily, la grand-mère tant aimée, jusqu’aux années de fulgurance. Au terme de ce mémorable et bouleversant voyage, la Divine Chanson ne nous quittera plus, par la fantaisie du chat romancier. Abdourahman A. Waberi, par le splendide rythme des mots, fait vibrer en nous la vie et l’âme de Gil Scott-Heron, auteur « altier et indémodable » de The Revolution Will Not Be Televised (1971).
Abdourahman A. Waberi est né en 1965 dans l’actuelle République de Djibouti, il vit entre Paris et Washington. Depuis le Pays sans ombre (1994), trilogie consacrée à son pays d’origine, jusqu’à Aux États-Unis d’Afrique, son œuvre romanesque est traduite dans une douzaine de langues.
Biographie
Abdourahman A Waberi est né en 1965 à Djibouti.
Il vit depuis 1985 à Caen, où il enseigne l'anglais. Saisi par l'urgence de rendre compte, en artiste, du génocide survenu au Rwanda il a choisi l'essai, le témoignage, mâtiné de fiction. Il s'est pour cela rendu sur place, à deux reprises, en 1998 et en 1999, et il y a vu cette horreur qu'il évoque dans Moisson de crânes : les massacres à la machette, à la grenade, les émasculations, les viols, la mutilation de corps encore vivants, le désarroi, la peur, le dénuement...
Une vérité historique quasi indicible dont il restitue les échos avec la force de l'écrivain et du poète.
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