Ce qu’en dit l’éditeur
Ce recueil rassemble six des œuvres les plus marquantes de Louis-Ferdinand Céline, figure emblématique et controversée de la littérature française du XXe siècle. Dès Voyage au bout de la nuit, le lecteur est plongé dans un univers brutal, marqué par la guerre, la misère et le désespoir, exprimés dans un style oral unique et novateur. Ce roman, aux accents antimilitaristes et cyniques, bouleversa le paysage littéraire dès sa parution.
L’ouvrage poursuit avec Mort à crédit, un récit plus introspectif, où Céline explore l’enfance, la médiocrité et l’échec, à travers le personnage de Ferdinand. Guerre, publié à titre posthume, dévoile la dimension traumatique du conflit de 1914-1918, dans une langue encore plus brute, hachée, à la limite de l’aphasie. L’Église, quant à elle, est une pièce théâtrale satirique rarement lue, où l’auteur pousse la critique des institutions à son paroxysme.
Enfin, Les Beaux Draps et Des vagues complètent le volume avec des écrits plus pamphlétaires et expérimentaux. Cette édition illustrée, par ses images percutantes, souligne encore davantage la violence du monde célinien. Une plongée fascinante dans l’âme tourmentée d’un écrivain visionnaire et intransigeant.
Biographie
Né en 1894 à Courbevoie, près de Paris, Louis-Ferdinand Céline (pseudonyme de L-F Destouches) prépare seul son baccalauréat tout en travaillant.
Engagé en 1912, il est gravement blessé en novembre 1914. Invalide à 75 % et réformé, il devient agent commercial et part au Cameroun (1916), puis à Londres (1917). Après la Victoire, il fait des études de médecine, puis accomplit des missions en Afrique et aux États-Unis pour le compte de la Société des Nations. De retour en France, il exerce la médecine dans la banlieue parisienne et publie en 1932 son premier ouvrage Voyage au bout de la nuit, suivi, en 1936, de Mort à crédit.
De 1944 à 1951 Céline, exilé, vit en Allemagne et au Danemark. Revenu en France il s'installe à Meudon où il poursuit son oeuvre (D'un château l'autre, Nord, Rigodon) et continue à soigner essentiellement les pauvres. Il meurt en 1961.
Du même auteur