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Cas Malaussène (Le) Terminus Malaussène

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Éditeur : Gallimard Collection : BLANCHE Date de parution : 14 février 2023 Rayon : LITTERATURE FRANCAISE Format : Broché EAN13 / ISBN :

9782072743863

Couverture du livre Cas Malaussène (Le) Terminus Malaussène - PENNAC DANIEL - 9782072743863
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À lire
« Près de 40 ans après le début de la formidable aventure Maulaussène, Pennac clôt de façon magistrale son cycle légendaire. Faisant directement suite à Ils m’ont menti (2017), le premier volet du Cas Malaussène, ce dernier tome démarre sur les chapeaux de roue et maintiendra cette infernale cadence tout au long de ces quelques quatre cents pages. N’oublions pas que la saga avait d’abord été accueillie dans la célèbre collection Série Noire et continue admirablement de détourner les codes du polar pour les adjoindre à cet humanisme drolatique et saupoudré d’argot qui fait tout le sel de cette série ! Retrouvez toute la tribu et ses nombreux affidés pour un dernier épisode comprenant, dans le désordre et entre autres : un cimetière célèbre survolant Belleville, un cartel pervers qui fait le commerce de jeunes Brésiliens spécialistes du ballon rond, un Malaussène nobélisé, un enlèvement artistique et encore une bonne dose de déjanté dont Pennac a le secret. Merci pour tout les Malaussènes, avec vous une époque s’achève ! »

extrait sélectionné

– Tu sais, dans les toilettes, la petite phrase qu’on trouve, quelquefois : « On est prié de laisser ces lieux aussi propres qu’on veut les trouver en arrivant. » Des trucs du genre. Dans le rade d’Albert, dans les chiottes de l’oncle Albert, elle y était, cette phrase, tu te sou-
viens ? Tout le monde s’en souvient forcément, c’était écrit
gros comme ça.
– Tu sais ce qu’elle veut dire ?
On en apprend chaque fois un peu plus avec Pépère. Pourtant, on n’a pas l’impression d’apprendre. Il fait réfléchir, quoi. On avance en réflexion. Un peu plus
loin chaque jour.
– Elle veut dire qu’on pense vraiment aux autres.
C’est vrai.
– Celui qui pisse sur la lunette, lui, il pense pas aux autres.
Non.
– Il pense qu’à se vider et tant pis pour le suivant. Ou la suivante. C’est encore plus dégueulasse quand c’est une suivante.
C’est vrai aussi, ça.
– Faut pas faire ça, Kébir.
Non.
– Sans parler de l’odeur.
Il a toujours quelque chose à dire de plus.
– Parce que quand ça stagne, tu vois, l’odeur, elle n’est pas seulement pour le suivant. Elle est pour tout le monde. Et tout le temps. Non ?
Si.
– Alors, ce gars-là, celui qui pisse sur la lunette, je dis qu’il pense à personne. Je dis pas qu’il pense à rien, mais à personne, c’est sûr. Il en a que pour sa gueule.
Vrai.
– La vie de famille, mon Kébir, ça marche pas comme ça.
C’est tout pour Pépère, la vie de famille.
– Faut penser aux autres.
Oui.
– Sinon, ça marche pas.
Non.
– Si tu laisses la merde derrière toi, c’est pas possible
que ça marche.

Ce qu’en dit l’éditeur
' Je ne savais pas que les enfants avaient failli se faire tuer dans le volume précédent. Quand j’ai appris que c’était Pépère qui avait fait le coup, j’ai pigé un truc : qui ne connaît pas Pépère ne sait pas de quoi l’être humain est capable. ' Benjamin Malaussène
Biographie
Daniel Pennac, de son vrai nom Daniel Pennacchioni, est né le 1er décembre 1944 à Casablanca, au Maroc. Il est le quatrième et dernier d'une tribu de garçons. Son père est militaire. La famille le suit dans ses déplacements à l'étranger –Afrique, Asie, Europe– et en France, notamment dans le village de La Colle-sur-Loup, dans les Alpes-Maritimes. Quand il évoque son père, il l'assimile à la lecture : «Pour moi, le plaisir de la lecture est lié au rideau de fumée dont mon père s'entourait pour lire ses livres. Et il n'attendait qu'une chose, c'est qu'on vienne autour de lui, qu'on s'installe et qu'on lise avec lui, et c'est ce que nous faisions.» Daniel passe une partie de sa scolarité en internat, ne rentrant chez lui qu'en fin de trimestre. De ses années d'école il raconte : «Moi, j'étais un mauvais élève, persuadé que je n'aurais jamais le bac.» Toutefois, grâce à ses années d'internat, il a pris goût à la lecture. On n'y permettait pas aux enfants de lire, comme il l'évoque dans “Comme un roman” : « En sorte que lire était alors un acte subversif. À la découverte du roman s'ajoutait l'excitation de la désobéissance...». Ses études de lettres le mènent à l'enseignement, de 1969 à 1995, en collège puis en lycée, à Soissons et à Paris. Son premier livre, écrit en 1973 après son service militaire, est un pamphlet qui s'attaque aux grands mythes constituant l'essentiel du service national : l'égalité, la virilité, la maturité. Il devient alors Daniel Pennac, changeant son nom pour ne pas porter préjudice à son père. En 1979, Daniel Pennac fait un séjour de deux ans au Brésil, qui sera la source d'un roman publié vingt-trois ans plus tard: “Le Dictateur et le hamac”. Dans la Série Noire, il publie en 1985, “Au bonheur des ogres”, premier volet de la saga de la tribu des Malaussène (dont on retrouvera le «petit» dans “Kamo. L'idée du siècle”). Daniel Pennac continue sa tétralogie avec “La Fée Carabine” puis “La petite marchande de prose” et “Monsieur Malaussène” (il y a ajouté depuis “Aux fruits de la passion”). Il diversifie son public avec une autre tétralogie pour les enfants, mettant en scène des héros proches de l'univers enfantin, préoccupé par l'école et l'amitié : “Kamo, l'agence Babel”, “Kamo et moi”, “L'évasion de Kamo” et “Kamo, l'idée du siècle”. Ces romans sont-ils le fruit de souvenirs personnels? «Kamo, c'est l'école métamorphosée en rêve d'école, ou en école de rêve, au choix.» À ces fictions s'ajoutent d'autres types d'ouvrages : un essai sur la lecture, “Comme un roman”, deux ouvrages en collaboration avec le photographe Robert Doisneau et “La débauche”, une bande dessinée, avec Jacques Tardi. Il a mis fin en 1995 à son métier d'enseignant pour se consacrer entièrement à la littérature. Toutefois, il continue d'avoir un contact avec les élèves en se rendant régulièrement dans les classes.
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