Carnets de la maison morte
DOSTOIEVSKI FEDOR
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Éditeur : ACTES SUD Collection : BABEL Date de parution : 30 novembre 1999 Rayon : LITTERATURE RUSSE Format : Poche EAN13 / ISBN :
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Éditeur : ACTES SUD Collection : BABEL Date de parution : 30 novembre 1999 Rayon : LITTERATURE RUSSE Format : Poche EAN13 / ISBN :
9782742720712
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À lire
« De ces quelques pages que Dostoïevski a offert à la postérité avec cette agitation, cette frénésie, qui lui est propre, rares sont plus curieuses que celles qu’il nous est possible de retrouver dans les Carnets de la maison morte. Véritable roman pivot dans la carrière de ce grandiose farfouilleur de l’âme russe, dans ce chef-d’œuvre de traduction que nous offre ici André Markowicz, il n’est pas de clé de compréhension plus brutale, plus terrible, que ce récit de bagne d’une acuité sans complaisance, dont la force réside dans l’authentique proximité que l’auteur entretient avec son sujet. Au travers de ce prélude visionnaire de la littérature concentrationnaire du XXe siècle, nous plongeons malgré nous dans cette narration aussi fouillée que fulgurante. Nous nous retrouvons parmi moult taulards, bringueurs, damnés, parricides, voleurs, traîtres, aristocrates déchus, polonais débraillés, idiots et joueurs invétérés, qui nous donnent à voir les soubassements de l’homme dans ses anfractuosités à la fois innombrables et indéfinissables. Nous sombrons, tiraillé.e.s par la misère et l’ignominie, dans les décombres vaseux et miasmatiques de la psyché humaine où il ne nous est permis de voir que misère et ignominie jusqu’à ce que tout nous semble joué. Alors que, subrepticement, nous levons les yeux en une quête indéfinie d’un au-delà qui empêcherait notre suffocation, nous voyons poindre si loin par-devant nous, sinon tout juste devant nos yeux, dans un de ces gestes anodins empreints d’un amour inattendu, relevant presque de l'ordre du miracle, l’antécime de l’humanité. »

