À lire
« En une prose poétique combattante et subversive, Hélène Monette prend de front la déshumanisation du monde. Aux impératifs de la croissance, de la communication et de l'évaluation, elle oppose l'amplitude et la dignité du langage. Colérique et intraitable, cette poésie n'en est pas moins patiente et attentive. S'y rencontrent, dans un mélange unique, le jargon gestionnaire, les expressions populaires et la langue d'écorchée de Monette. »
Ce qu’en dit l’éditeur
En ces temps que les médias n’arrivent plus à qualifier, à la vitesse où le train fonce dans le tunnel bouché, quiconque subit du harcèlement au travail et de la violence psychologique et sociale sera ici en terrain connu. On y lit les mœurs réfrigérantes et le néo-cynisme de l’époque, occupée à pleine capacité par la lutte des places, le narcissisme ambiant et la mort de l’empathie. Considérés miroirs déformants, coupables éhontés ou menteurs de première, on abandonne les gens brisés si jamais on a pris le temps d’entendre ce qu’ils peinent à raconter. Stress garanti. Cœurs serrés. Vies d’enfer.Fidèle à sa manière, Hélène Monette allie prose, poésie, lyrisme et rythme fulgurant. Elle dénonce avec l’énergie du désespoir et la force de ses mots les peines et les misères de ce qu’on nomme maintenant le capital humain.
Biographie
Biographie de Hélène Monette Poète et romancière, née en 1960 et décédée en 2015, Hélène Monette a publié dans les revues Moebius, Estuaire, Le Sabord, Arcade, Exit et Relations. Elle a cofondé le magazine Ciel Variable (CV Photo). Elle a publié deux romans, Le Goudron et les plumes (1993) et Unless (1995), et plusieurs recueils de poèmes dont Montréal brûle-t-elle ? (1987), Plaisirs et paysages kitsch (1997), Le Blanc des yeux (1999) et Un jardin dans la nuit (2001). " Son recueil Thérèse pour Joie et Orchestre lui vaut le Prix du Gouverneur général de 2009. ?? ?? ?? ?? 2
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