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Vérités non dites

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Éditeur : CHRISTIAN BOURGOIS Date de parution : 14 mai 2012 Rayon : ESSAIS LITTERAIRES Format : Broché EAN13 / ISBN :

9782267023237

Couverture du livre Vérités non dites - GARNETT ANGELICA - 9782267023237
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Ce qu’en dit l’éditeur
De prime abord, il semble que la peintre et écrivain Angelica Garnett, fille de Vanessa Bell (la sÅ“ur de Virginia Woolf), ait eu une enfance enchanteresse. Elle a grandi dans le Sussex avec sa mère, ses frères Julian et Quentin, et leur père, Clive Bell. Elle était la petite dernière d'une famille reconnue dans le milieu intellectuel d'alors, qui s'est trouvée au cÅ“ur des cercles d'artistes, des écrivains et des intellectuels les plus influents du XXe siècle, ceux que l'on a appelés le groupe de Bloomsburry. Lorsqu'elle a eu 17 ans néanmoins, la vie d'Angelica a basculé : sa mère lui a révélé que son père n'était pas Clive Bell mais le peintre Duncan Grant, avec qui elle avait eu une liaison. Révélation dont elle a fait état dans son ouvrage Trompeuse gentillesse. L'effet fut dévastateur. Et bien qu'elle ait aujourd'hui 91 ans, Garnett se débat toujours, dans une certaine mesure, avec cette révélation et la déception, la rupture qu'elle a engendrée dans sa relation envers sa mère. Ceci sans oublier qu'elle aura un autre choc quelques années plus tard lorsqu'elle découvrira que l'homme qu'elle a épousé, David Garnett, fut un temps l'amant de son père... Vérités non dites est le premier volume de fiction d'Angelica Garnett. Il s'apparente néanmoins dans une large mesure à une autobiographie. Regroupant quatre récits, ce recueil présente divers souvenirs sous forme de fiction. Elle se livre ainsi à une analyse psychologique plus profonde encore de soi-même et des personnages qui ont marqué son existence. De Londres à Paris, en passant par la Provence, l'atmosphère de ces récits est empreinte de fraîcheur autant que de cruauté : les mots signifient toujours au moins deux choses, l'enfance choyée peut s'avérer une prison et une volonté de domination sous-tend les relations humaines. Si jalousie et manipulation ont des conséquences fatales, les personnages ne sont pas toujours conscients de s'y livrer. La vision rétrospective permet alors de mieux comprendre les décalages entre apparences, sentiments et réalité. Quant à l'art, omniprésent, il demeure à jamais l'unique raison de vivre. Quand toutes les feuilles étaient vertes, mon amour : Condamnée à porter le secret de l'adultère dont elle est le fruit, Bettina tente de trouver sa place dans le monde d'artistes qui est celui de sa famille. Le luxe et une relative liberté ne pouvant lui procurer l'aide dont elle a besoin pour grandir et penser par elle-même, il ne lui reste qu'à user de piètres subterfuges pour gagner l'attention et la compréhension des siens. Entre une mère possessive, mais aussi manipulatrice, et deux frères turbulents qui souvent la rejettent, elle se sent vouée à demeurer « hors du cercle ». Elle comprend peu à peu la position ambiguë de sa mère, qui nie l'individualité de ses enfants autant que le statut de père – réel ou supposé – des hommes qu'elle a aimés. On retrouve ici le monde de Bloomsbury, où l'art est omniprésent et les conversations mondaines, toujours ironiques. Quant à l'enfance, on souffre de ne pouvoir s'en libérer – mais c'est la guerre qui va l'anéantir. Aurore : La narratrice, une adolescente anglaise, séjourne à Paris dans le but de perfectionner son français. Elle rêve de devenir comédienne. Hébergée par Juliana (artiste), et Gilles (homme nerveux et travailleur insatiable), elle découvre peu à peu un monde nouveau, qui fait l'objet de descriptions savoureuses. Le couple a un enfant, Aurore, dont la narratrice se fait une amie au plus tôt. Survient la guerre ; les années passent. Désormais jeune fille, Aurore suit des cours de théâtre et s'avère brillante – contrairement à la narratrice, qui décide de lui faire payer son propre échec après avoir dû renoncer à son rêve : elle écrit à Juliana pour évoquer les « défauts » d'Aurore. L'incident paraît vite oublié, mais la relation se dégrade. Aurore décide de se faire refaire le nez ; on s'interroge sur l'influence de la lettre à ce propos, tant la narratrice se sent coupabl e à l'annonce du décès de son amie... En effet, Aurore meurt des suites d'un accident survenu lors de l'intervention. Quelques années plus tard, Juliana et Gilles adoptent un petit garçon ; Juliana succombe à la maladie. Gilles lui survit quelque temps, s'éprend de la narratrice – qui l'éconduit. L'analyse psychologique est centrée sur la jalousie et le mensonge fait à soi-même. En se disant qu'Aurore a eu connaissance de sa lettre, la narratrice ne peut avouer sa faute ni demander pardon : plus encore que d'orgueil, il s'agit d'une incapacité à accepter la réalité du méfait. Elle se réfugie dans le déni, puis bascule dans la position de victime. La jalousie ne ternit pas la vision, fort lucide, que la narratrice a d'Aurore, mais pervertit l'image qu'elle a d'elle-même, dans une tentative momentanément réussie d'étouffer sa mauvaise conscience. La soirée d'anniversaire : Il s'agit de la fête d'un artiste célébrant ses quatre-vingt-treize ans. Ce bref récit se distingue par son atmosphère très sereine, lorsqu'il s'agit d'évoquer une existence pleinement vécue et consacrée à l'art ; mais aussi par la cruauté résultant du décalage entre sa lucidité extrême du vieillard et la conduite de ses hôtes, parlant de lui comme s'il n'était pas là. Amitié : Helen, peintre désormais âgée qui vit dans le sud de la France, fait la connaissance d'un couple d'artistes : Jonathan, photographe australien, et Carlotta, française, mère d'un adolescent qu'elle semble élever avec une certaine dureté. Les premiers temps semblent ceux d'une amitié parfaite. Par ailleurs, elle soutient financièrement Jonathan et Carlotta, jouant les bienfaitrices. En s'apercevant qu'elle est amoureuse de Jonathan, elle jure de ne jamais rechercher que son amitié. Bientôt, elle constate que ses amis deviennent plus distants malgré tout ce qu'elle continue à faire pour eux. Divers incidents confirment cette impression. Les liens s'étiolent ; puis Jonathan et Carlotta déménagent pour un lieu assez éloigné. C 'est alors qu'Helen reçoit une lettre de Carlotta, qui lui dit avoir lu dans son jeu et regretté de n'avoir été appréciée à sa juste valeur. Helen se rend même chez Carlotta pour s'expliquer. Tout en reconnaissant avoir profité de sa richesse pour tenter de se faire aimer du couple, elle ne croit pas avoir jamais négligé Carlotta et la supplie de vouloir lui pardonner ses égarements. Non convaincue, Carlotta affirme que Jonathan désapprouve lui aussi l'attitude d'Helen. Cette dernière ne saura jamais si, en fin de compte, Carlotta n'était pas simplement jalouse. Ce texte soulève de manière judicieuse la question de la manipulation, consciente ou non : si Helen joue les mécènes, ses amis ne l'ont-ils pas laissée faire, dans la mesure où cela servait leurs intérêts ? Si Helen avoue s'être sentie amoureuse comme une toute jeune fille, Carlotta ne dit-elle pas à un moment s'être effacée devant elle – peut-être pour mieux l'accuser ensuite ? La réflexion sur l'art mérite une place particulière. Tout d'abord le biais par lequel les personnages se rencontrent, il devient le prétexte qu'utilise Helen pour proposer ou imposer son aide. Il révèle les différences de tempérament entre les personnages – mais aussi le caractère profond de Carlotta, en contradiction avec l'image qu'Helen a de son amie, et qu'Helen ne peut plus ignorer dès l'instant où Carlotta lui écrit. « Dans son ensemble, ce livre se distingue par une écriture d'une grande subtilité : les images et les observations saisies et transmises avec précision sont aussi surprenantes que réjouissantes. » (William Palmer, The Independant) « La vérité est une chose pour laquelle le groupe de Bloomsbury n'était pas doué, préférant le biais, le non-dit et les allusions, aux côtés desquelles la simple vérité semble bancale. Les quatre histoires de Garnett décrivent ce qui peut être lu comme une version vaguement fictionnalisée de la trajectoire de sa propre personne, à différents âges de sa vie, au fil de relations au cours desquelles elle aspire, sans pouvoir l'atteindre, à une vraie intimité. [... ] Ces histoires sont traversées par la tension entre l'égo lié à toute entreprise créative et le besoin fondamental d'interaction humaine de tout artiste. Garnett, qui habite en France, décrit ce tiraillement intérieur dans une prose particulière et délicate, imprégnée d'intonations françaises et, à l'occasion, de formulations excentriques. » (Jane Shilling, The Telegraph)
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