Ce qu'en dit l'éditeur
Le second livre de Peter Stamm rassemble neuf nouvelles dans lesquelles se retrouve l'atmosphère confinée de son premier roman, Agnès : les mêmes personnages sans attaches, qui voyagent beaucoup et parlent peu. Dans ce recueil, le narrateur, peut-être toujours le même, se trouve en Suisse, à New York, en Suède, sur une île hollandaise ou en Italie. Probablement toujours âgé d'une trentaine d'années, il observe ses amis, la vie autour de lui : les difficultés à aimer, à être aimé, à communiquer et tout ce qui s'ensuit : la résignation, la tristesse, le désespoir, le manque d'ambition, une fatigue de vivre et, bien sûr, la mort. Désespérément ses personnages cherchent à communiquer ou tout simplement à survivre, mais la vie leur échappe sournoisement et les plus fragiles ou les plus lucides, abandonnent en chemin. « Le narrateur et ses protagonistes semblent incapables d'ouverture à l'autre. Aussi subit que le verglas au matin, un réflexe qu'ils ne maîtrisent pas arrête le geste secourable. Incapables de s'impliquer ils se murent dans la solitude, impuissants à aimer. Ce mal reste inexpliqué. Mais dans une prose forte et d'une égalité sans faille, son mystère donne aux personnages une présence insistante. Ils sont de notre temps, et leur ressemblance inquiète. » (Wilfred Schiltknecht, Le Temps) « A partir d'une situation banale, quotidienne, Peter Stamm introduit toujours une atmosphère un peu étrange, parfois déplaisante, parfois plus douce, si bien que l'on aborde chaque nouveau texte avec curiosité. » (Martine Silber, Le Monde)
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