Ce qu'en dit l'éditeur
Il nous a fallu du temps pour comprendre que "liberté sexuelle" était en fait un oxymore. Du moins dans le sens que l'on donne aujourd'hui au terme - une liberté faite de voyeurisme, de vénalité, de répétitions - et, au fond, de conformisme. Bref, ce que l'on appelle désormais pornographie. Pour éviter les aléas liés à la circulation de marchandises, le système a eu l'idée d'en vendre seulement l'image - et de modifier en profondeur le désir afin qu'il se contente de ces images, et accepte d'en payer le prix exorbitant. Coup double : on vend du virtuel, du vent, et on transforme l'acheteur pour qu'il s'en contente. La pornographie se paie cash. En traumatismes, violences, mépris des autres et de soi-même. Eros et Thanatos, dans le même bateau. Toutes ces petites morts simulées font un grand cadavre - celui de notre civilisation. Sous les projecteurs des studios, on détruit les Lumières. Cet essai tente de resituer la pornographie dans le cadre de la vulgarité contemporaine. Et de restituer au libertinage ses lettres de noblesse. Double tâche, combat perdu - mais c'est bien plus beau lorsque c'est inutile.
Biographie
Normalien, agrégé de lettres modernes, Jean-Paul Brighelli, connu par ailleurs pour ses ouvrages sur la pédagogie (La Fabrique du crétin, J.-C.
Gawsewitch éditeur, 2005), ses biographies (dans la collection Découvertes Gallimard : Malraux ou la création d'un destin, avec Christian Biet et Jean-Luc Rispail, Dumas ou les aventures d'un romancier et Les Surréalistes, une génération entre le rêve et l'action) ou ses travaux sur la Corse (Pur porc, Ramsay, 2002, La Corse, Ile de beauté, terre de liberté, découvertes Gallimard, 2004, Guides de la Haute-Corse et de la Corse-du-Sud, Gallimard, 1993), travaille sur l'imaginaire du Mont-Saint-michel, depuis plus de vingt ans.
Il a publié sur le sujet divers ouvrages ou articles, particulièrement aux Editions du Patrimoine, et a aussi participé à de nombreux colloques.
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