Ce qu'en dit l'éditeur
Voici un livre de poèmes qui examine la vie moderne mélancolique. Instrument et méthode? Déplacements inopinés, prose poétique-postale, métaphores accélérées, objets détournés de leur usage, impératifs moraux lancés comme des didascalies motrices – lancés au double de l'auteur comme au lecteur, tous deux acteurs à la même adresse, poste restante.
Sept et demi déclenche une heureuse mutinerie dans la langue et la logique, parmi les œuvres et les êtres aimés. La phrase y est cinétique, phonographique, buissonnière, bordéliquement rhétorique. Le livre présente toute une gamme de stars montantes, filantes, en déclin, sans scènes ni répliques, dont l'auteur joue comme d'un piano à cocktails dans les ombres du décor. Les métaphores et les noms-personnages (bonjour Nelly! salut Scarlett! bye Dennis!) produisent un imprévisible cinéma du verbe, créant pour l'esprit de nouveaux raccords: la pensée dans ses rythmes découvre tous les panoramas – comme quoi en restant ici on peut aller partout.
En ascèse suractive dans sa culture totale, le poète mi-figue mi-raisin note des ballades, remplit des cartes postales, rassemble son amour et concentre son époque: tout cela vous est adressé.
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