suivez-nous sur Facebook Instagram
english

Accueil  / Catalogue  / Littérature  / Littérature allemande  / Mélodie de Vienne

Mélodie de Vienne

Disponible en librairie Disponibilite_info
Nous vous expédierons votre commande dès son traitement (week-ends et jours fériés exclus). La date de livraison dépend du délai d'acheminement de la poste, qui varie selon la destination. Pour une livraison au Québec, le délai habituel est de un à trois jours.

Éditeur : LIANA LEVI Date de parution : 28 novembre 2016 Rayon : LITTERATURE ALLEMANDE Format : Broché EAN13 / ISBN :

9782867468421

Couverture du livre Mélodie de Vienne - Lothar Ernst - 9782867468421
feuilleter
agrandir
Disponible en librairie Disponibilite_info
Nous vous expédierons votre commande dès son traitement (week-ends et jours fériés exclus). La date de livraison dépend du délai d'acheminement de la poste, qui varie selon la destination. Pour une livraison au Québec, le délai habituel est de un à trois jours.

Ajouter au panier
papier
45,95 $
epub Cadenas Livre protégé par DRM, Cliquez ici pour plus d'info.
34,99 $
pdf Cadenas Livre protégé par DRM, Cliquez ici pour plus d'info.
34,99 $
Panier
À lire
« Évoluer dans la Vienne fin de siècle jusqu’aux prémices de la Seconde Guerre mondiale avec les membres de la famille Alt, c’est assister à la fin d’un empire dont le rapport au monde, à la culture et à l’histoire, le système de classes, les valeurs traditionnelles et l’ambition politique d’unir des nations si distinctes ont disparu dans le violent tourbillon de cette époque. La singularité de l’Idée autrichienne est superbement racontée dans cette saga, écrite par un contemporain méconnu de Zweig. »

extrait sélectionné

Étrange qu’un homme intelligent puisse avoir une vision des choses aussi fausse, dit Hans. […] N’as-tu pas remarqué que les Américains ont découvert l’essentiel : le quotidien ?
- Je t’en pris ! Ne fais pas d’esprit !
- Je constate juste un fait. Je vois maintenant combien papa avait raison de réclamer des faits. Du premier au dernier jour, j’ai été travaillé par l’idée que les Américains ont un quotidien qui leur plaît. Notre quotidien nous plaît-il? Non ! Pourquoi sommes-nous venus ici ? Pour le festival. Nous vivons pour cela : les jours de fête et l’exception. Eux, en revanche, ont découvert que la vie c’est le quotidien, qu’on doit donc vivre pour le quotidien. Ils se précipitent dans le subway ou au drugstore, c’est vrai. Mais ils savourent leur dîner. Les as-tu regardés manger ? Chaque bouchée est une détente. Et après le diner, ils s’offrent un petit plaisir. Partout. Tous les jours !
- Celui du cinéma ! s’exclama Fritz, indigné. Se repaître d’une idiotie à vous faire dresser les cheveux sur le crâne en tenant la main de sa petite amie. Je ne les ai pas beaucoup regardés manger, certes, mais je les ai observés au cinéma. Quand par exception ça devient sérieux, ils rient ! Toi qui as remarqué tant de choses, tu n’as pas remarqué qu’ils rient quand quelqu’un meurt à l’écran ? Ils ne voient pas la mort ou ils la voient comme quelque chose de pénible et d’assommant dont il faut se débarrasser. Ils n’ont pas de cœur.
- Ils n’ont pas peur ! dit Hans en regardant forcir les vagues. On les a élevés à croire dur comme fer que les choses finissent bien. « It will turn out allright. »
- Mais les choses ne finissent pas bien, c’est connu », répliqua Fritz, irrité de cette opposition pour le moins inattendue.
« Cette remarque, dit Hans qui s’échauffait à son tour en parlant, ils la trouveraient « continentale ». Ils savent parfaitement, eux aussi, que maintes choses ne finissent pas bien, Fritz! Mais ils ne le disent pas. Au lieu de quoi – et un homme élevé au numéro 10 devrait l’estimer à sa juste valeur – ils répondent en toutes circonstances à la question « comment allez-vous? » : « Fine. » Ils ont aboli l’habitude de se plaindre, comme pas mal d’autres choses […] Quand on demande à un Européen comment il va, dans cinq cas sur dix il répond : « Moins bien que vous! » Le malheur, la maladie et la mort, ils les supportent comme des choses qui font partie de la vie. Ils ne se révoltent pas contre elles, Fritz. Comprends-tu pourquoi ça me bouleverse ?
- Allons ! Ne mets pas de la profondeur et du mystère là où il n’y a absolument rien de mystérieux ! Ils font cela parce qu’ils n’ont aucune fantaisie ! Ils sont incapables de s’imaginer quoi que ce soit, les pays étrangers, les sentiments étrangers, les idées étrangères. C’est pourquoi ils sont si crédules. Tu ne vas tout de même me faire croire que s’ils ne se plaignent pas, c’est par philosophie? Ils disent mécaniquement « I am fine » - comme ils font tout : mécaniquement.

Ce qu’en dit l’éditeur
Dans un immeuble cossu de Vienne, en 1888, la famille Alt occupe tous les étages. Leur titre de noblesse? Le piano sur lequel a joué Mozart, construit par Christoph Alt, le fondateur. Des ateliers sortent encore des pièces exceptionnelles. Une réputation qui leur impose de s’astreindre aux règles de la haute société viennoise. L’arrivée dans la famille de la trop belle Henriette Stein – d’origine juive qui plus est – sème le trouble. La jeune femme plonge dans le tourbillon de fêtes et de création qui s’empare de la ville en cette fin de siècle. Un tourbillon où l’on percevra bientôt les fêlures du rêve austro-hongrois: le suicide du prince héritier, l’assassinat de l’archiduc suivi de la guerre de 14-18, l’essor du mouvement ouvrier, la montée du nazisme… Le destin mouvementé de la famille Alt suivra les soubresauts de l’Histoire dans un roman comparé par la critique aux Buddenbrook de Thomas Mann et à La Famille Karnovski d’Israël Joshua Singer.«Les meilleurs romans historiques sont ceux dans lesquels l’impardonnable brutalité de l’Histoire se reflète dans les destins individuels.» Literarische Welt «Un roman généreux, spirituel et émouvant.» The Washington Post
Biographie
Ernst Lothar (1890-1974), écrivain viennois proche de Zweig, Musil et Roth, était aussi connu à Vienne comme metteur en scène de théâtre. En 1938, il quitte l’Autriche en raison de ses origines juives. Réfugié à New York, il fonde l’Austrian Theater. C’est là qu’est publié en 1944 Mélodie de Vienne, son oeuvre la plus importante. Le livre paraîtra en Autriche en 1946 et sera adapté au cinéma en 1948. De retour à Vienne après guerre comme conseiller du gouvernement américain en charge de la dénazification culturelle, Ernst Lothar reprend ses collaborations théâtrales et dirige le Burgtheater.
Du même auteur
Ce livre a été associé à la Vitrine : Rentrée littéraire étrangère // Automne 2016
Recherche
Recherche détaillée
Catalogue
Livraison gratuite
Certificats cadeaux
Top 5 - meilleure vente

Logo_gallimard_footer
Paprika
© 2001-2017 - Gallimard Montréal