Ce qu'en dit l'éditeur
Ce n'était pas la première fois que les hommes mettaient Dieu hors de lui. Le visage fermé, le regard sombre, les mains derrière le dos, il faisait les cent pas dans son éternité. Il se disait que sa vie serait meilleure sans les hommes. Il leur avait tout donné. Et d'abord l'existence. Il finissait par se demander s'il avait bien fait de les tirer du néant.
La tentation lui venait de les abandonner à eux-
mêmes. On verrait bien ce qu'ils deviendraient s'il se refusait tout à coup à soutenir l'univers, si la Terre cessait de tourner, si le Soleil ne les chauffait plus et ne les éclairait plus, si les lois de la physique s'effondraient brutalement, si le temps s'arrêtait.
Il fit appeler l'ange Gabriel, qui lui avait déjà, à plusieurs reprises, servi de messager auprès des hommes.
Gabriel, une nouvelle fois, descendit sur la Terre. Il s'installa chez moi. Et, pour essayer de fléchir l'Éternel, je rédigeai avec lui le rapport qui porte son nom.
Ce qu'en dit le libraire
Depuis quelques années, Jean d'Ormesson s'est lançé dans des contes « philosophiques », la Douane de Mer, Presque rien sur presque tout, Casimir mène la grande vie , où Dieu et les hommes se livrent à des jeux malicieux sous le grand regard bleu et espiègle de l'académicien.
C'est intelligent,
ça permet de citer Chateaubriand et ça se vend bien.
Biographie
Normalien, agrégé de philosophie, élu à l'Académie française en 1973, au fauteuil de Jules Romains, ancien directeur du Figaro, Jean d'Ormesson a publié notamment Histoire du Juif errant, La Douane de mer, C'était bien (Gallimard), Mon dernier rêve sera pour vous (Jean-Claude Lattés).Voyez comme on danse, Et toi mon coeur pourquoi bats-tu, Une fête en larmes, Qu'ai-je donc fait et La vie ne suffit pas : oeuvres choisies (collection " Bouquins ") aux éditions Robert Laffont.
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