Ce qu'en dit l'éditeur
«Les trois pièces que voici, composées, dans l'ordre de leur actuelle présentation, à des époques éloignées (1963, 1975, 1987), trament un hypothétique roman. Elles ne souffrirent pas, ni ne me firent souci, d'être restées resserrées au bas d'une pile de papiers, sans que pour autant je les eusse oubliées. Comme si elles avaient attendu que la dernière fût venue accomplir leur courbe commune et leur trace. J'ai parcouru quelques-unes de ces traces dans des poèmes et des récits antérieurs, - il faut sans cesse reprendre. Paut-être que par leurs manières différentes, tellement discontinues, de telles paroles réservent le seul secret d'un chemin souterrain, d'une errance de celui, ou de ceux, qu'elles concernent, errance partagée mais insue, tout en fractures et soudainetés.»
Édouard Glissant.
Biographie
Toute l’œuvre d’Édouard Glissant a appelé de ses vœux un événement comme celui qui vient de se produire aux États-Unis : Barack Obama est l’incarnation de ce qu’il nomme depuis trente ans la « créolisation » du monde. Son élection est un fait sur lequel on ne peut désormais plus revenir. Qu’est-ce que Barack Obama fera de cette victoire? C’est aujourd’hui impossible à dire.
Dans cette lettre ouverte écrite un an après Quand les murs tombent, Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau s’adressent au 44e président des États-Unis, premier Afro-américain à accéder à la Maison Blanche, et appellent à une réflexion entre poétique et politique sur ce que pourrait être demain l’action d’Obama, président de la première puissance mondiale.
Du même auteur