Ce qu'en dit l'éditeur
Si Hans Magnus Enzensberger a choisi de nommer " roman " cette vie de Durruti, ce n'est pas par excès de modestie, et encore moins par ironie.
Un souci de rigueur l'y conduit, rigueur ni plus ni moins paradoxale que l'entreprise du livre même. S'en expliquant, l'auteur justifie du même coup le parti qu'il a pris de " raconter " cette vie par le seul moyen d'un assemblage de documents : extraits de reportages, discours, tracts, brochures, Mémoires, interviews de témoins survivants, sans jamais intervenir directement dans le récit. Roman de collage donc, reconstitution toujours fragmentaire, à la fois lacunaire et trop riche, " contradictoire ", toujours ramenée aux incertitudes scintillantes de la tradition orale : roman de Durruti, où l'Histoire apparaît comme " fiction collective ".
Biographie
Romancier, poète, essayiste, Hans Magnus Enzensberger, né en Bavière en 1929, est l'un des plus fins analystes de l'époque contemporaine. La publication du Perdant radical (Éditions Gallimard, 2006) a suscité la polémique en Allemagne.
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