Ce qu'en dit l'éditeur
Les poèmes de La Voie des airs sont du genre lyrique sec. Une voix en appelle une autre pour donner forme aux forces qui lient un homme à une femme, une conscience précaire aux corps et décors qui la traversent quotidiennement. Airs de musique et liaisons téléphoniques, fluide et traces lumineuses, ondes et vide chargé qui attire ou repousse, odeurs et influences, choses qui affectent d'autant plus qu'elles restent impalpables : cette matière s'est déposée en poèmes brefs, où un simple tiret marque un changement d'angle ou de rythme.
La presse
« En plus d'un nouveau recueil de poèmes, Pierre Alferi transforme ses chroniques cinéma en roman sur les monstres. Merveilleux. » Nelly Kaprièlian, Les Inrockuptibles.
« Philosophe avec Guillaume d'Ockham. Le singilier (Minuit) et Chercher une phrase (Bourgois), romancier avec Le Cinéma des familles, poète avec Les Allures naturelles, Le Chemin familier du poisson combatif, Kub or ou Sentimentale journée poète plasticien avec ses Ciné-poèmes et films parlants, cofondateur de la Revue de littérature générale, chroniqueur de cinéma dans Des enfants et des monstres qu'il vient également de publier, parolier avec Rodolphe Burger et plus récemment Jeanne Balibar, Pierre Alferi n'est prolixe sans doute que pour mieux affûter la pointe d'un travail d'écriture très précis dans ses expérimentations, et ses déplacements. » Xavier Person, Le Matricule des anges.
« C'est dans le vers un mouvement minutieux pour s'approcher de ce qu'on cherche à saisir, une présence de l'autre, un détail du jour, une impression, mais à trop s'approcher on ne voit plus rien, les détails vus de trop près sont des monstres marins et l'on devient dans la lecture du poème un enfant ou quelque chose d'approchant. C'est comme le disent les poèmes, un flou très précis, c'est-à-dire une sorte de vague sentiment des choses qui va s'intensifiant, une présence fuyante à soi-même qui fait qu'on s'y retrouve, une sorte de vide dde la conscience où tout apparaîtrait très distinctement, une perte apaisée à soi-même, à ses repères et ses cadres un décentrement progressif qui donnerait consistance plus grande, qui ferait comme une sensualité intime des choses et de soi, comme une intimité dans l'étrangeté d'un sentiment. [...] C'est dans chaque poème plusieurs voix et comme lorsque la musique est trop forte dans «l'avalanche du stroboscope » on se rapprocherait pour parler sans rien dire, juste par désir, dans ce vide merveilleux du poème, au sens où il n'y aurait rien à lire que de complètement arbitraire et gratuit, de léger comme l'air. Oui, c'est à la lecture de La Voie des airs, une sorte de devenir à soi-même inconnu et aérien au gré de l'impossibilité d'une phrase devenue possible dans la forme de poème même. C'est aussi, disons-le au risque de se tromper, quelque chose comme une histoire d'amour qu'on n'attendait pas, dont le mode de lecture serait subliminal. Ce serait presque rien, si l'on s'entend sur l'idée que le rien est dans la précision progressive du flou quelque chose comme la naissance d'un sentiment nouveau. » Xavier Person, Le Matricule des anges.
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