Ce qu'en dit l'éditeur
Je n'ai commencé l'écriture de ce texte qu'après la mort de ma mère, il y a quelques années, en son hommage, parce que ma mère vit encore avec moi, dans mon esprit, sur mon épaule, comme un oiseau, folle comme un balai, parfois, et qu'elle m'accompagne dans ma vie, particulièrement quand je ne vais pas bien, quand je ne trouve plus la vie drôle. Car d'abord, ma mère me permet de rigoler. Ma mère était drôle. De fait, ma mère m'a beaucoup fait rire. Certes, elle a fait bien des choses. Mais dans ma souvenance d'homme mûr, ma mère n'a vécu que pour une raison : m'aimer, comme nous aimer tous, ses cinq enfants.
Biographie
Jean Désy parcourt le Nord dans le réel depuis plus de dix ans. Mais c'est dans l'imaginaire qu'il arrive parfois, succinctement, à exprimer cet éblouissement inoubliable qui survient par moins quarante, dans la taïga, certains soirs de janvier. Après Ô Nord, mon Amour, paru il y a deux ans, et Nunavik/Carnets de l'Ungava, paru tout récemment, deux recueils de poésie d'inspiration nordique, le roman Le coureur de froid dit un peu plus ce qu'est le Nord, mais par rapport au monde «sudiste», à «l'autre civilisation», au moment où un père se souvient de sa petite fille, de son amour, de ses attaches, de ses sources, là-bas, au Sud.
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