Ce qu'en dit l'éditeur
Après Soudain le Minotaure (Prix Anne-Hébert 2003), Marie Hélène Poitras
livre douze histoires mettant en scène des personnages au bord de la
désillusion, tous à la recherche d'une sorte de grâce, que seuls les
plus chanceux atteignent. Bestiaire sombre, gonflé d'une énergie proche
de celle de l'adolescence, La mort de Mignonne et autres histoires
trouve son équilibre entre brutalité et candeur, fébrilité et fatalité.
Car dans ces univers, la lumière finit toujours par s'infiltrer,
dût-elle s'échapper d'une lézarde ou entrer par une fenêtre sale.
Entre prose américaine et poésie d'Enfants du paradis, l'écriture de
Marie Hélène Poitras révèle ces moments de détresse douce ou enrageante,
ces instants affolants où les contours du rêve se déchirent au contact
de la réalité. Douze histoires délicates pleines de bêtes, de désir et
d'humanité.