Ce qu'en dit l'éditeur
Ce sera lun des sujets majeurs de la campagne présidentielle.
Devons-nous suivre le modèle
allemand ? Avec un taux de croissance de 3,6% en 2010, une balance commerciale débordant
dexcédents, un taux de chômage de seulement 7%, une réduction des déficits publics qui la
rapproche de lobjectif des 3%, lAllemagne est devenue une sorte dexemple. Pour synthétiser ce
médiatique débat et démêler le vrai du faux, les deux auteurs, lun, ambassadeur à Berlin qui vient
de quitter son poste en mars 2011, lautre, avocat daffaire spécialiste de lAllemagne et historien,
croisent leurs regards.
Les esprits chagrins ne manquent pas de pointer son arrogance et son absence de solidarité dans la crise de lEuro. Est-ce quune Allemagne, nouveau géant de lEurope, serait le défi que la France est condamnée à perdre ? Replaçant le débat dans le temps long, qui commence à la naissance de la RFA en 1949, les auteurs rappellent que jusquen 2004, les deux pays ont suivi des voix distinctes avec des résultats équivalents.
Le décrochage daterait des réformes Schröder qui ont permis à lAllemagne de connaître les succès actuels. Si les deux écosystèmes sont différents, les auteurs démontrent que rien ne condamne la France au déclin relatif, car notre voisin a aussi de
lourdes faiblesses (sa pyramide des âges, son incapacité à gérer lassimilation des étrangers, sa
tentation du repli), tandis que la France dispose datouts majeurs (sa vigueur démographique, sa
défense, son poids international).Pour résoudre ces difficultés, lavenir sécrit nécessairement à
deux et à 27.
Le destin de lAllemagne (qui exporte plus de 44 % de ses productions dans lUE) est
indissociablement lié à lEurope. Il faut rechercher les convergences de ces deux modèles en tirant
le meilleur de chacun. Louvrage sachève sur une question : la décision de sortir du nucléaire serat-
elle loccasion dun bond technologique qui pourrait laisser le reste de lUE au bord du chemin, ou
un boulet financier qui pourrait permettre aux puissances nucléaires de regagner une compétitivité
perdue ?