Ce qu'en dit l'éditeur
Nombreux ceux qui, au XVIIe siècle, répètent après Aristote que la femme est un homme raté. Plus nombreux encore sont ceux qui, avec les théologiens et les moralistes, lui rappellent ses devoirs d'épouse et de mère, sa faiblesse morale et son congénital manque de raison, son incapacité à exercer les fonctions d'autorité, son inaptitude à la vie intellectuelle !
Pourtant, au fil du siècle, des esprits éclairés de la noblesse et de la bourgeoisie aisée se convertissent aux idées nouvelles qui émergent avec les progrès de la médecine : on sait désormais que l'esprit n'a point de sexe et que la prétendue faiblesse féminine n'est qu'un préjugé hérité de l'ignorance des siècles passés. On reconnaît à la femme le droit (sinon encore les moyens) d'être la maîtresse de son corps, mais aussi d'être comme l'homme capable d'instruction et de jugement. Cette "nouvelle" femme accède aux cénacles de la vie intellectuelle et même y apporte une nouvelle forme de culture, issue de la modernité. L'Eglise elle-même contribue à valoriser le rôle de l'épouse dans le couple et, certes sans l'avoir voulu, encourage le mariage d'amour.
Biographe remarqué de Ninon de Lenclos, Mme de La Fayette ou de Mme de Sévigné, Roger Duchêne étudie dans cette nouvelle livraison toutes les facettes de la femme au temps du Roi-Soleil. Il montre qu'il faudra beaucoup de temps à ces idées neuves pour s'imposer dans l'ensemble de la population. Car pour la paysanne ou la domestique issues des classes populaires, ces changements ne seront pas perceptibles avant longtemps.
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