Ce qu'en dit l'éditeur
«Faut que le gouvernement ça soit runné comme une business. Tout ce qui rapporte pas, faut fermer ça (les foyers de vieux, les malades, les handicapés, les mongols, ça coûte une fortune pis ça rapporte rien). Faut arrêter de vivre au-dessus de nos moyens. Pis tout le reste, faut privatiser ça (les prisons, les hôpitals, les routes, les ponts, la police, l’électricité, l’eau, l’alcool, même l’air). Pis charger. (…) Justice égale privatisation. Puis, en plus, faut qu’l’gouvernement subventionne les privatisations. Si y a pas de subventions, moé j’déménage!»
Ainsi parle «Bob» Elvis Gratton, le génial entrepreneur devenu porte-parole populaire, dans le deuxième film qui lui est consacré, Elvis Gratton II — Miracle à Memphis. Plus drôle que jamais, «Elvis II» est une autre charge du cinéaste Pierre Falardeau contre certains de nos préjugés et de nos outrances. Le texte intégral de cette œuvre cinglante et… hilarante, devenue un classique.
Biographie
Né à Montréal en 1946, Pierre Falardeau s'est éteint en septembre 2009. Après des études d'ethnologie, il est venu au cinéma par le documentaire, puis est passé à la fiction. Outre la série culte des Elvis Gratton, il a réalisé, entre autres films, Le party, Le temps des bouffons, Octobre et 15 février 1839. En plus d'avoir collaboré à plusieurs journaux et revues, il a fait paraître La liberté n'est pas une marque de yogourt et, au printemps 2009, Rien n'est plus précieux que la liberté et l'indépendance.
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