Ce qu'en dit l'éditeur
Pourquoi la notion de risque, venue du domaine de la navigation et du jeu, peut-elle aujourd'hui s'appliquer à des actions aussi diverses qu'implanter une maison sur les flancs d'un volcan, avoir des rapports sexuels non protégés ou manger du poulet ? Ce n'est que l'une des questions auxquelles ce livre a pour ambition de répondre en proposant au lecteur une histoire culturelle des catastrophes. Étudiant la manière dont la société occidentale s'est représenté les catastrophes, soit dans des textes, soit par des images, François Walter met en évidence les glissements de perception au cours du temps. Désastres, sinistres, fléaux, calamités : non seulement le vocabulaire évolue, mais il traduit une chronologie complexe. Loin du schéma réducteur du passage d'une société de la fatalité à une société de la sécurité, François Walter souligne les continuités et les ruptures qui conduisent aujourd'hui à considérer l'homme lui-même comme un danger. Fourmillant d'exemples (tempêtes, épidémies, tremblements de terre, etc.), ce livre parcourt un versant essentiel, mais jusqu'alors peu exploré de notre histoire, du tremblement de terre de Lisbonne au récent tsunami.
Biographie
François Walter est professeur en histoire moderne et contemporaine au département d'histoire générale de l'université de Genève depuis 1986, où il poursuit des recherches sur les villes, les rapports au territoire, l'histoire du paysage et la production des identités sociales.
Il est notamment l'auteur de : Les Suisses et l'environnement. Une histoire du rapport n la nature du XVIIIe siècle à nos fours, Zoé, 1990 ; La Suisse Urbaine 1750-1950, Zoé, 1994; Les Figures paysagères de la nation. Territoire et paysage en Europe (XVIe-XXe siècle), EHESS, 2004 ; Histoire de la Suisse, 5 vol., Alphil, 2009-2011. Il a aussi publié
Catastrophes : une histoire culturelle. XVIe-XXIe siècle, Seuil, 2008.
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