« Le fait de pouvoir ressentir avec précision les émotions que le cuisinier transmet aux aliments est-il un don ou une malédiction? Pour Rose, jeune fille atypique de neuf ans, le gâteau au citron de sa mère revêt une singulière tristesse. Principale conclusion de cette faculté étonnante, Jean Leloup l’avait également constaté : le monde est à pleurer. En grandissant, l’héroïne d’Aimee Bender se lance dans une grande investigation à travers les méandres émotionnels de sa famille. Derrière la vision idyllique de la famille américaine, Rose ne tarde pas à découvrir tout ce que l’on tente de cacher derrière une belle maison de Los Angeles, des allées fleuries et une pelouse bien taillée. Un père qui a une peur inexplicable des hôpitaux, une mère qui va chercher un peu de bonheur dans un atelier de menuiserie et un frère qui aimerait mieux être invisible. Parfaitement original, bien écrit et moins léger qu’il n’y paraît, La singulière tristesse du gâteau au citron saura réjouir bien des lecteurs. Car il ne suffit que d’une légère touche de surnaturel pour modifier notre rapport à la réalité et en un instant, le réenchanter. »